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La Nouvelle-Calédonie dans la Seconde Guerre mondiale

dimanche 12 février 2023 par Pamela PEYROLLE-DRAYTON

THÈME N° 1 – Chapitre 4.
La Nouvelle-Calédonie dans la Seconde Guerre mondiale

 Le programme :

Le Bulletin officiel n°27 du 8-7-2021 précise l’adaptation des programmes d’enseignement d’histoire et géographie du lycée général et technologique en classe de terminale générale – Nouvelle-Calédonie.

 Pourquoi enseigner la Nouvelle-Calédonie dans la Seconde Guerre mondiale ?

Le chapitre 4 permet d’inclure l’histoire de la Nouvelle-Calédonie dans la Seconde Guerre mondiale en montrant sa participation active aux côtés de la France Libre d’une part et aux côtés des Alliés dans la guerre du Pacifique d’autre part.

Problématique :

En quoi la Nouvelle-Calédonie et les Néo-Calédoniens ont-ils contribué à la victoire des Alliés durant le second conflit mondial et quelles ont été les conséquences sur la colonie ?

On cherchera de manière prioritaire à faire comprendre à l’élève :

  • La problématique du ralliement à la France Libre ;
  • Les combattants calédoniens du Bataillon du Pacifique, des FNFL, des SAS ;
  • La présence des Américains, des Australiens et des Néo-Zélandais en Nouvelle-Calédonie et ses conséquences sur la société néo-calédonienne.

 Quelle est la place du thème dans la scolarité ?

- Au cycle 3 : CM2 (annexe 2 n°127 du 13 janvier 2021)

Thème 3 La France et la Nouvelle-Calédonie de 1914 à nos jours
La France et la Nouvelle-Calédonie dans les deux guerres mondiales
À partir des traces de la Grande Guerre et de la Seconde Guerre mondiale dans l’environnement des élèves (lieux de mémoire et du souvenir, paysages montrant les reconstructions, dates de commémoration), on présente l’ampleur des deux conflits en les situant dans leurs contextes océanien, européen et mondial. On insiste sur l’engagement des Calédoniens dans les deux conflits mondiaux :

  • Mobilisation des citoyens français, recrutement des tirailleurs kanak ; révolte kanak du chef Noël en 1917 pour la Première Guerre mondiale.
  • Refus de l’Armistice et entrée dans la Résistance avec le Ralliement au mouvement de la France Libre ; Bataillon du Pacifique, pour la Seconde Guerre mondiale. On étudie la présence des Alliés en Nouvelle-Calédonie (Américains, Néo-Zélandais, Australiens) et son impact en lien avec la Guerre du Pacifique.
  • On peut évoquer la débâcle, l’Armistice, l’appel du 18 juin 1940, la Résistance, la France combattante, la collaboration et la Libération.

- Au cycle 4 : en 3e

Thème 1 L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales (1914-1945)
La Deuxième Guerre mondiale, une guerre d’anéantissement. La France défaite et occupée. Régime de Vichy, collaboration, Résistance.

  • Violence de masse et anéantissements sont deux des caractéristiques de la Deuxième Guerre mondiale, conflit aux dimensions mondiales et maritimes qui touche également le Pacifique. On montre ainsi que la « guerre d’anéantissement » ne concerne que l’Europe continentale, et seulement à partir de 1941. Les génocides des Juifs et des Tziganes ainsi que la persécution d’autres minorités sont étudiés.
  • À l’échelle européenne comme à l’échelle française, les résistances s’opposent à l’occupation nazie et à la collaboration. Dans le contexte du choc de la défaite de 1940, la Résistance militaire et civile agit contre le régime de Vichy, négateur des valeurs républicaines. On insiste sur le choix des Calédoniens de se rallier à la France Libre dès 1940 et d’y combattre.

 Mise au point scientifique : quels sont les points forts du thème pour l’enseignant ?

- Le Ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre

À travers le rappel de la chronologie, il est important d’insister sur le choix de la population calédonienne de participer à la France Libre qu’elle impose à l’administration française.

  • 18 juin 1940 : appel à la résistance du général de Gaulle.
  • 22 juin 1940 : armistice signé à Rethondes. Fin de la guerre pour la France et découpage du pays en deux zones.
  • 22 juin 1940 : appel du général de Gaulle aux territoires de l’empire français.
  • 24 juin 1940 : délibération du Conseil général pour poursuivre la guerre aux côtés des Britanniques.
  • Le même mois : Michel Vergès, rédige, avec l’aide d’André Prinet et d’Émile Moulédous, Le Manifeste à la population, dans lequel ils réclament une nouvelle organisation politique plus autonome de la colonie.
  • 14 juillet 1940 : les Néo-Calédoniens commémorent la fête nationale contre la décision du gouverneur Pélicier.
  • 20 juillet 1940 : Le condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides rejoint de Gaulle, suivi par les Établissements français de l’Océanie, le 2 septembre.
  • Août 1940 : création des comités de Gaulle en Nouvelle-Calédonie afin de préparer le ralliement de la colonie à la France libre.
  • 28 août 1940 : limogeage du gouverneur Pélicier, remplacé par le gouverneur Denis.
  • Début septembre : le choix des représentants élus de la population calédonienne de poursuivre les combats place la colonie dans une situation quasi insurrectionnelle. Un gouverneur en place, le colonel Denis, décide de respecter et faire appliquer les lois de l’État français. Mais un gouverneur, Henri Sautot, nommé par le général de Gaulle a pour première mission de rallier la Nouvelle-Calédonie à la France libre. Un mouvement populaire unifié entre en résistance contre l’État français.
  • Dans la nuit du 18 au 19 septembre 1940 : des centaines de broussards (colons, mineurs, commerçants), appelés à défiler dans Nouméa pour accueillir l’envoyé du général de Gaulle, arrivent armés au chef-lieu. Des chefferies des anciens combattants de la Première Guerre mondiale marquent aussi leur attachement à la France libre et à la poursuite de la guerre contre l’Allemagne nazie.
  • 19 septembre 1940 : arrivée du gouverneur Henri Sautot. Ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre.

La Nouvelle-Calédonie comme les autres colonies françaises du Pacifique a souvent été oubliée dans l’histoire du Ralliement. Et pourtant elle a joué un rôle important, étant tout d’abord « une digue protégeant l’Australie et la Nouvelle-Zélande de l’offensive japonaise et ensuite une base de reconquête du Pacifique par les Américains » (d’après les historiens Jean-Marc Régnault et Ismet Kurtovitch). La Nouvelle-Calédonie tient également un rôle dans la France Libre grâce au Bataillon du Pacifique qui s’est illustré sur plusieurs champs de bataille et aux engagés volontaires dans les Forces Françaises Libres (FFL) et dans les Forces Navales de la France Libre (FNFL).
Le 18 juin 1940, lorsque le général de Gaulle lance de Londres son appel à la Résistance, la Nouvelle-Calédonie est une colonie française d’environ 53 250 habitants (dont environ 30 000 Indigènes). La population avait été consternée en apprenant la capitulation française en juin 1940. Pendant plus de deux mois, des oppositions violentes se manifestent entre les Vichystes et les Gaullistes dans la colonie.
Le 22 juin 1940, le général de Gaulle lance un appel aux territoires de l’empire français. Le Gouverneur Pélicier, gouverneur de la Nouvelle-Calédonie, décide « de continuer la lutte aux cotés des Anglais », le 20 juin 1940, avec l’appui des conseillers généraux.
Quelques jours plus tard alors que le gouverneur devient hésitant, le Conseil Privé, (organe consultatif composé de quatre civils et deux fonctionnaires, et le Conseil général, assemblée délibérative de quinze membres élus), maintient sa position de combattre aux côtés des Anglais. Cette résolution du 24 juin est la preuve de la volonté́ des Calédoniens de ne pas accepter l’armistice et d’entrer en résistance.
De plus, au cours du mois de juillet 1940, Michel Vergès, André Prinet et Émile Moulédous, rédigent le « Manifeste de la population » dans lequel ils réclament une nouvelle organisation politique dans la colonie. Ainsi, le « Manifeste de la population » et les Comités de Gaulle, créés le 17 août 1940, permettent le succès du Ralliement à travers des centaines de signatures de Calédoniens.
Le gouverneur Pélicier fait alors appliquer les lois de l’État français en Nouvelle-Calédonie et les publie au Journal Officiel de la Nouvelle-Calédonie. Cette action conduit le Conseil général à « désapprouver le Gouverneur et à décider de se mettre en rapport direct avec le général de Gaulle », le 2 août 1940. À la fin du mois, le gouverneur Pélicier est remplacé́ par le lieutenant-colonel Denis. Mais l’instabilité demeure entre l’administration coloniale et la population calédonienne.
À cela s’ajoute l’environnement géographique de la Nouvelle-Calédonie avec la proximité́ de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande qui soutiennent la démarche de la résistance et apportent à la Nouvelle-Calédonie une aide logistique, militaire et financière. Le condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides rejoint de Gaulle le 20 juillet 1940, suivi par les Établissements français de l’Océanie le 2 septembre.
Dans la nuit du 18 au 19 septembre 1940, des centaines de broussards descendent à Nouméa pour que la colonie se rallie à la France Libre. La journée du 19 symbolise ce Ralliement avec l’arrivée du Gouverneur Henri Sautot, le représentant de de Gaulle, venant des Nouvelles-Hébrides où il était commissaire résident de France. En fin de journée, Sautot qui s’est installé́ au bureau du gouverneur à la place du colonel Denis annonce à la population le Ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre.
La Nouvelle-Calédonie est la seule colonie de l’empire où le choix de la résistance émane de la population civile et non des autorités métropolitaines. Les Calédoniens n’hésitent pas pour cela à les renverser ; première ébauche d’une velléité autonomiste qui s’affirme pendant la guerre et se confirme après la guerre.

- l’engagement des volontaires du Bataillon du Pacifique

C’est le samedi 3 mai 1941, à 10 h 30, que naît le Bataillon du Pacifique lors de la remise officielle du fanion au contingent, au cours d’une cérémonie au Monument aux morts de Nouméa. Le gouverneur Sautot remet au chef du Bataillon, le capitaine Félix Broche, le drapeau du corps expéditionnaire du Pacifique. Sur ordre du général de Gaulle, le Bataillon a été recréé (le Bataillon du Pacifique s’était déjà illustré sur les champs de bataille en Europe pendant la Première Guerre mondiale). Au mois d’avril 1941, 605 volontaires, dont 287 Calédoniens, se sont inscrits pour constituer le bataillon qui comprend également des Tahitiens et des Néo-Hébridais. Au départ, Calédoniens et Tahitiens constituaient deux compagnies séparées. Sous l’impulsion de Félix Broche, commandant le Bataillon du Pacifique, les deux compagnies sont mixées pour ne former qu’un seul contingent. Le mois d’avril 1941 est consacré aux préparatifs du départ à la guerre. Après avoir signé leur acte d’engagement les volontaires doivent rejoindre la caserne de Nouméa. Ils abandonnent alors leur vie civile, laissant leurs activités et leur famille. Le départ est prévu pour le lundi 5 mai 1941. Les 605 volontaires embarquent à bord du Zelandia, direction l’Australie où le contingent est regroupé dans un camp à quelques dizaines de kilomètres de Sydney. Après plus d’un mois d’entraînement, le Bataillon du Pacifique, surnommé le « bataillon des guitaristes », reprend la mer pour gagner le Proche-Orient puis le Nord de l’Afrique. Les volontaires du Pacifique sont alors incorporés à la Première Division française libre sous les ordres du général Koenig et commencent à combattre le 2 janvier 1942 près du Caire. Le 3 mars 1943, un second contingent du Bataillon du Pacifique de près de 170 Calédoniens quitte Nouméa pour se rendre en Tunisie. D’autres Calédoniens rejoignent les commandos parachutistes britanniques (SAS).
Les engagés volontaires du Bataillon du Pacifique se sont illustrés dans de nombreuses batailles lors des campagnes d’Afrique, d’Italie puis de France. Entre mai et juin 1942, les Calédoniens du Bataillon du Pacifique participent à la défense de Bir Hakeim, dans le désert de Cyrénaïque (Libye), avec la Première Division française libre, face à l’Afrika Korps de Rommel. Après plusieurs jours de combats intenses, Bir Hakeim est une victoire française que salue le général de Gaulle en ces termes : « Général Koenig, sachez et dites à vos troupes que toute la France vous regarde et que vous êtes son orgueil ! ... Pour le monde entier, le canon de Bir Hakeim annonce le début du redressement de la Patrie ». Malgré́ la victoire, les volontaires du Pacifique portent le deuil de leurs camarades tués au combat et de leur chef de bataillon, Félix Broche, tué le 9 juin 1942.Le 1er juillet 1942, le Bataillon du Pacifique rejoint le premier Bataillon d’infanterie de marine. Les deux unités fusionnent pour devenir le Bataillon d’infanterie de marine du Pacifique (BIMP). Celui-ci participe à la bataille d’El Alamein gagnée le 4 novembre 1942 puis à la campagne de Libye.
La campagne d’Italie du 20 mars au 30 juillet 1944.
Débarqué à Naples, le 20 mars 1944, le Bataillon combat désormais en Italie, participant notamment à la bataille de Garigliano. Après le désert, les volontaires combattent dans les montagnes et font preuve d’une grande bravoure.
La campagne de France
Les volontaires du Pacifique participent ensuite à la libération de la France après avoir débarqué en Provence en août 1944. Des combats durs et meurtriers attendent les Calédoniens : Hyères, Toulon, etc. puis la remontée du Rhône. Mais supportant difficilement le froid lors des combats dans les Vosges, les volontaires du Pacifique sont relevés et envoyés à l’arrière. L’Allemagne ayant capitulé, la guerre cesse en Europe. Le Bataillon du Pacifique défile sur les Champs Elysées à Paris, avant de gagner le sud de la France dans l’attente d’un navire. Malgré la fin des combats et la signature de la capitulation allemande, les Calédoniens attendent le 14 mars 1946 pour embarquer à bord du Sagittaire, depuis Marseille, afin de regagner la Nouvelle-Calédonie.
L’arrivée triomphale a lieu à Nouméa le 21 mai 1946 après une escale à Papeete. 72 Calédoniens ont perdu la vie au cours de la Seconde Guerre mondiale et 137 ont été blessés. Le Bataillon du Pacifique a été cité cinq fois à l’ordre de l’armée (Croix de guerre avec palme), et il a reçu la Croix de la Libération le 28 mai 1945. Ces décorations militaires récompensent le courage, la ténacité de tous les engagés volontaires du Pacifique qui ont combattu pour la France Libre.

- La présences des Américains, des Australiens et des Néo-Zélandais en Nouvelle-Calédonie

Dès le début du conflit, la Nouvelle-Calédonie est choisie comme base militaire alliée dans le Pacifique Sud pour différentes raisons : tout d’abord pour sa situation géographique qui lui donne une importance géostratégique de premier plan, par sa superficie, 18 000 km2, pouvant accueillir des installations comme les aérodromes, les troupes et les dépôts, par son réseau terrestre permettant les communications et par son port situé dans la Grande Rade de Nouméa.
Nouméa sert en effet, de décembre 1941 à mars 1942, d’avant-poste pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande, puis de mars à mai 1942, de point fort essentiel face à l’avancée nippone. Enfin après les batailles de la Mer de Corail en mai 1942 et de Midway en juin, la Nouvelle-Calédonie est utilisée comme base de départ et de soutien du redressement et de la remontée vers le Japon.
Ainsi, du 7 août 1942 au 15 juin 1944, l’archipel néo-calédonien devient le Quartier général de la zone du Pacifique Sud sous les commandements successifs des Viceamiraux Ghormley et Halsey à la tête des troupes parties combattre à Guadalcanal (août 1942-juin 1943). À ce moment-là, la Nouvelle-Calédonie ne compte pas plus de 60 000 habitants et la population de Nouméa environ 12 000 personnes.
En décembre 1941 (au moment de l’attaque japonaise sur Pearl Harbor), l’Australie, qui avait déjà apporté une aide à la Nouvelle-Calédonie en ravitaillement, équipements, installations (notamment l’installation des canons du Ouen Toro) depuis 1940, assure l’arrivée de la 3e Australian Independant Company, une unité renforcée comptant plus de 300 soldats d’élites. D’autres suivront, en janvier, février et mars 1942 et à la veille de l’arrivée des forces américaines, la Nouvelle-Calédonie compte déjà 3 navires des Forces Navales Françaises Libres, des unités combattantes australiennes ajoutées aux forces de la garnison.
Le 9 mars 1942, le Major-général Patch débarque à l’aérodrome de La Tontouta et annonce l’arrivée prochaine, le 12 mars, de la Poppy Force partie de New York. Le Mc Andrew puis le Santa Rosa et le Cristobal accostent au quai de la Grande Rade pour commencer le débarquement d’équipements militaires et de 17 500 hommes. La Poppy Force devient officiellement United States Army Forces in New Caledonia comptant sur un état-major, deux régiments d’infanterie, trois bataillons d’artillerie, un bataillon du génie et un régiment médical, des compagnies de transmissions, de police militaire etc.
En quelques semaines, la Grande Terre se transforme pour accueillir des aérodromes, des postes d’observation et de surveillance, des parcs à munitions et carburants, des dépôts de vivres, d’équipements, de matériels, des centres d’hospitalisation…
En novembre 1942, ce sont des troupes néo-zélandaises qui débarquent dans l’archipel afin de préparer l’arrivée de 7 000 hommes en décembre 1942. Ces soldats s’installent dans la région de Bourail : le quartier général est au centre du village tandis que les campements, l’hôpital central de 600 lits et les centres de repos se situent aux alentours.
La Nouvelle-Calédonie et Nouméa en particulier furent progressivement transformées. Ajoutés aux installations militaires, Nouméa accueillait des snack-bar, des cinémas en plein air, de grands magasins. Avec les GI’s (un million au total en 4 ans), les NéoCalédoniens découvrent de nouvelles habitudes alimentaires, vestimentaires, musicales, cinématographiques, sanitaires etc. Les avancées dans la médecine profitent aussi à la population locale, les équipements mécanisés et les nouvelles technologies servent dans l’agriculture, l’activité minière du nickel et les activités quotidiennes.
La période de présence alliée a laissé des traces dans le paysage et dans les mentalités des Néo‐Calédoniens. Le départ des derniers soldats américains en 1946 provoque une certaine nostalgie de la population. Après 1946, la Nouvelle‐Calédonie, longtemps en sommeil, entre peu à peu dans la modernité.

 Comment mettre en œuvre le thème dans la classe ?

La mise en œuvre de cette partie du programme peut se dérouler sous plusieurs formes :

  • En salle informatique, l’enseignant peut mener un travail d’analyse de documents, à partir de la mallette pédagogique numérique « La Seconde Guerre mondiale » : https://sgm.ac-noumea.nc/activit%c3...
  • Une visite pédagogique au Musée de la Seconde Guerre mondiale, à Nouméa, peut être l’occasion de travailler des points précis de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie dans la Seconde Guerre mondiale à partir d’une visite guidée et du livret pédagogique distribué sur place. Pour les classes ne pouvant se déplacer à Nouméa, la visite virtuelle du musée peut être proposée en cours : https://www.cerclemuseenoumea.nc/vi...
  • Une visite pédagogique à la Maison du Combattant et/ou l’emprunt de l’exposition itinérante de la Bataille de Bir Hakeim. Pour plus d’informations sur l’emprunt d’expositions : https://www.ac-noumea.nc/spip.php?a...
  • Le DVD intitulé La Nouvelle-Calédonie dans la Seconde Guerre mondiale (1939- 1945), CNDP, 2011 peut être un support privilégié pour étudier les points de passages et d’ouverture : https://histoire-geo.ac-noumea.nc/s...
  • À partir de la plateforme Viméo NC La 1re EDUC, l’enseignant peut s’appuyer sur différentes sources audiovisuelles de la « Seconde Guerre mondiale » pour illustrer et analyser différentes thématiques comme le Ralliement, la présence américaine en Nouvelle-Calédonie, le « Bataillon des guitaristes » et la commémoration du 8 mai 1945, « Le bataillon du Pacifique : 1942, ceux de Bir-Hakeim ! »

Pistes bibliographiques :

  • Cahier d’activités dirigées d’histoire-géographie et d’éducation civique, classe de BEP, CDPNC, décembre 2000.
  • Histoire et Géographie, La Nouvelle-Calédonie et l’Océanie (Première et Terminale LES-S), ouvrage collectif, CDP-NC, 2010.10
  • Bulletin de la société d’études historiques de la Nouvelle-Calédonie. La guerre du Pacifique, les Américains en Nouvelle-Calédonie par Henry Daly. N°17, 4e trimestre 1973.
  • Bulletin scientifique de la société d’études hsitoriques. La guerre du Pacifique : les briseurs de codes (page 49) par Jean Guillou. N°108, 3e trimestre 1996.
  • 1939-1945. La Nouvelle-Calédonie dans le second conflit mondial, Mairie de Nouméa, 2010 :
    https://www.noumea.nc/sites/default...

Sitographie :


titre documents joints

La Nouvelle-Calédonie dans la Seconde Guerre mondiale

12 février 2023
info document : PDF
596.1 ko

Document d’accompagnement des programmes adaptés d’histoire de Terminale (Thème 1).


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