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HG/NC Le site académique d'histoire-géographie de Nouvelle-Calédonie

La gestion durable du milieu minier en Nouvelle-Calédonie

mardi 14 mai 2013 par Patrice FESSELIER-SOERIP

 II – Un milieu minier vulnérable et à valoriser autrement

1) Un milieu minier menacé par l’anthropisation

Document 14 : Les accidents technologiques liés à l’industrie métallurgique

Avril 2009 – Usine de Goro (Yaté) : Pendant la mise en service de l’unité d’acide, un incident technique lié à un
joint défectueux s’est produit, provoquant une fuite d’acide sur le site industriel. L’essentiel du liquide a été
contenu et maitrisé dans la zone même de l’usine, néanmoins des fuites ont impacté le creek de la Baie Nord.

Avril 2010 : Usine de Goro (Yaté) : Nouvel accident : la rupture d’une colonne d’extraction d’une hauteur de 40
mètres, contenant 690 m3 d’une solution de minerai additionnée d’acide chlorhydrique et de solvants.

Avril 2013 – Usine de Vavouto (Voh) : Le souffle de l’explosion a soulevé une partie du toit de l’unité de
chloration. Ce serait un composant électrique qui aurait cédé à cause d’une défaillance du générateur.

Sources : NC 1re, Calédosphère

Document 15 : Les centrales électriques pour alimenter les usines métallurgiques


Sources : LNC, EPLP

Document 16 : Page d’accueil de Scal Air


Source : www.scalair.nc

Document 17 : Un développement minier confronté aux impératifs environnementaux, l’exemple d’un
projet d’exploration de chrome en zone littorale

En 2010, le Comité consultatif des mines a accepté 31 permis d’exploration, déposés par la société américaine
GEOVIC, pour le chrome détritique, en province Nord (Canala) et en province Sud (Mont-Dore, Yaté, Thio).
S’agissant de projets hautement impactant aux plans environnemental et socio-culturel, il semble évident que la
procédure de délivrance d’autorisation (en vue d’une exploitation minière) doit commencer par les études
d’impacts.
S’agissant des 31 permis, 5 concernent des zones tampons terrestres ou marines. Quelques autres demandes
concernent des zones de mangrove (Canala), écosystème déclaré d’intérêt patrimonial dans les deux provinces.
Les zones affectées par ces permis sont toutes des zones littorales, souvent des estuaires. Or, dans le contexte
général de réchauffement climatique donc d’agressions croissantes des côtes, il semble raisonnable de ne pas
ajouter de traumatismes aux écosystèmes littoraux : poissons d’eaux douces, poissons marins, des
conséquences sur la vie corallienne particulièrement la zone située au Mont-Dore (le plus important gisement de
coraux fluorescents).
En 2011, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a fait part de sa préoccupation concernant les permis
délivrés pour la prospection de cobalt dans des secteurs proches des zones classées alors qu’elles ont une
valeur universelle exceptionnelle.

Source : Martine Cornaille, Ensemble pour la planète www.eplp.asso.nc

2) Des milieux miniers dégradés par l’exploitation minière

Documents 18 : L’impact environnemental de l’exploitation de nickel en Calédonie

À partir des années 1950 et grâce aux avancées de la mécanisation, les industriels ont pu exploiter les
gisements recouverts de sols latéritiques. Au cours des opérations de prospection, la végétation a été brûlée et
les résidus miniers ont été déviés vers l’aval. Étant donné qu’il s’agit d’un sol impropre aux cultures, les
populations locales ne se sont pas souciées de cette dégradation. Cependant l’impact environnemental de cette
exploitation a atteint les terres agricoles. Les sédiments rouges produits par l’exploitation se sont accumulés
dans les rivières, diminuant leur débit et leur capacité d’irrigation, et engloutissant parfois les terres agricoles
elles-mêmes. Les rivières se sont déversées dans le lagon, créant un conflit d’intérêt entre l’industrie minière et le
tourisme.

Source : Document d’approfondissement, SVT 2de,Hatier, 2010.


Sources : Sébastien MERION (TIKIWAKA) – Action Biosphère Nouvelle-Calédonie – Journal de la Sociétés des Océanistes, 2008.

3) Vers une gestion durable des milieux miniers

Document 19 : Réhabilitation des sites miniers dégradés

En Nouvelle Calédonie, l’exploitation des nombreuses mines de nickel à ciel ouvert entraîne la destruction de la
végétation et la dégradation du milieu naturel. Depuis quelques années, les sociétés minières conduisent des
programmes de revégétalisation. Afin de participer à la reconstitution du paysage, le Cirad (Centre de
coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) et l’Institut
agronomique néo-calédonien (IAC) mènent des recherches pour restaurer progressivement le maquis minier en
implantant des espèces végétales endémiques. En effet, la plantation des espèces locales s’impose sur les sites
miniers car elles sont les seules capables de perdurer dans ces sols chargés en métaux toxiques. La
collaboration avec les sociétés minières et les services forestiers a permis de collecter et de conserver des
graines, et de maîtriser les techniques de multiplication et d’installation des plantes à des coûts raisonnables.
Plusieurs sites ont été réhabilités (mines de Thio).

Source : VIP, Valorisation et innovation en partenariat, n°15, mai 2009, CIRAD.

Document 20 : Les sites miniers dégradés peu à peu réhabilités


Sources : DIMENC, ISEE-NC

4) D’autres potentialités économiques pour les milieux miniers calédoniens

Document 21 : Le Parc provincial de la Rivière Bleue dans une région à fort potentiel nickélifère

Grand massif minier du Sud calédonien, créé en 1980, le Parc provincial de la Rivière Bleue s’étend sur 22 000
hectares. Les exploitations minières et forestières ont laissé quelques vestiges. Vous pouvez ainsi côtoyer
l’histoire néo-calédonienne au sein d’un environnement naturel incomparable. Vous observerez des zones de
maquis minier, de forêts denses et de zones humides, qui se caractérisent par l’abondance et la diversité de la
flore dont le taux d’endémisme est élevé.

Source : Plaquette d’information éditée par la Province Sud.

Document 22 : Le Parc de la Rivière Bleue, un parc naturel protégé par la Province Sud

  • 1° Troubler ou déranger volontairement des animaux ;
  • 2° Toute activité liée à la chasse et à la pêche ;
  • 6° Emporter en dehors du parc, mettre en vente, vendre ou acheter des animaux non domestiques, des végétaux
  • non cultivés, quelque soit leur stade de développement, ou des parties de ceux-ci, des minéraux ou des fossiles
  • en provenance du parc ;
  • 7° Tout nourrissage d’animaux ;
  • 8° Tout abandon, dépôt, jet, déversement ou rejet de tout déchet, détritus ou produit de nature à nuire la qualité
  • de l’eau, du col, de l’air ou du site ou à l’intégrité de la faune ou de la flore ;
  • 9° Toute activité industrielle ou minière ;
  • 10° Toute exploitation de la forêt naturelle.
Source : Article 215-2, Code de l’environnement de la province Sud, mai 2009.

Document 23 : L’activité sylvicole dans le Grand Sud

Document 24 : Le parc éolien du mont Negandi à Plum (Mont-Dore)


Source : Sébastien MERION (TIKIWAKA)


titre documents joints

La gestion durable du milieu minier en Nouvelle-Calédonie

14 mai 2013
info document : PDF
1.1 Mo

Une proposition d’étude de cas pour le thème 2 de géographie de la classe de première générale.


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