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HG/NC Le site académique d'histoire-géographie de Nouvelle-Calédonie

Une interface Nord/Sud : l’Océanie

samedi 17 juillet 2010 par Michel LEXTREYT

 QUELQUES DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES

Doc 1 : démographie et planification du développement à Niue

L’éducation est subventionnée par les pouvoirs publics et l’instruction est obligatoire de 5 à 16 ans. Plusieurs
étudiants font des études universitaires en Nouvelle-Zélande, aux îles Fidji, au Samoa ou en Australie. La
pénurie d’enseignants et la baisse du taux d’inscription dans les écoles posent problème, et des professeurs
ont été recrutés en Nouvelle-Zélande. … 51 % de la population active sont employés par les pouvoirs
publics.

Les programmes gouvernementaux en matière de population ont reçu l’appui de l’agence néo-zélandaise de
coopération (NZODA), de l’Agence australienne pour le développement international (AusAID), du Fonds
des Nations Unies pour la population (FNUAP), de l’UNICEF, du PNUD (Programme des Nations Unies
pour le Développement), de l’OMS et des fonds du gouvernement de Niue.

Aucun pays ne peut se permettre de mettre en valeur ses ressources humaines, puis de les perdre sous l’effet
des migrations dans une mesure aussi impressionnante qu’à Niue. Le problème qui se pose à Niue est que sa
population est trop modeste pour pouvoir appuyer une économie dynamique et diversifiée. L’île ne possède
que peu de ressources d’importance et il est peu probable que s’y développent des industries primaires ou
secondaires à cause de sa faible taille.

Démographie et planification du développement dans le Pacifique,
Brochure éditée par le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, 2002

Doc 2 : l’économie de Nauru

Après l’indépendance de 1968, le pays était voué à un brillant avenir économique. En effet, les énormes
gisements de phosphate exploités par les puissances coloniales étaient loin d’être épuisés. Ils ont assuré la
prospérité de l’île pendant 30 ans. C’est ainsi que le PIB du pays était près de trois fois supérieur à celui des
États-Unis.

Les dirigeants ne sachant pas trop où et comment investir l’argent ont décidé d’offrir aux Nauruans une
multitude d’avantages sociaux : pas de taxes, pas d’impôts, téléphone, électricité et logement financés par
l’État., études gratuites en Australie… La majorité des Nauruans ne travaillaient pas et l’on a fait venir de la
main d’œuvre des autres pays océaniens. Toutes ces dépenses ne suffisaient pas à éponger les bénéfices.
Aussi, le gouvernement a investi dans l’immobilier australien et néo-zélandais et s’est doté d’une flotte
aérienne de cinq Boeing 737 pour fonder Air Nauru. L’ensemble de cette flotte a pu être réquisitionné à
l’occasion pour permettre au président de partir en vacances avec sa suite.

Aujourd’hui, le paradis a disparu avec la fin de l’exploitation des phosphates. Les investissements
immobiliers se sont effondrés et l’île est victime de la folie des grandeurs de ses dirigeants. Le PIB ne vaut
plus que le quart de celui des États-Unis. Air Nauru s’est avéré être un véritable gouffre financier. Pour
essayer de remonter la pente, le pays se livre aujourd’hui au blanchiment d’argent. Pour seulement 25 000
dollars, on peut lancer une banque à Nauru. Ainsi, dans un bâtiment délabré on retrouve 400 sièges sociaux
de banques. On accepte aussi les réfugiés rejetés par l’Australie, que l’on interne sur place contre quelques
millions de dollars. Mais ces quelques mesures ne sont pas suffisantes pour maintenir l’économie en bonne
santé. Le gouvernement est lourdement endetté. L’eau et l’électricité sont rationnées. Le tiers de la fonction
publique a été remercié. L’unique appareil que possède encore Air Nauru est cloué au sol.

Nota : Nauru se livre aussi à la vente de faux passeports et monnaye son vote à l’ONU auprès de Taiwan.
Beaucoup de Nauruans sont retournés à la pêche.

D’après un a rticle de Wikipedia intitulé « Economie de Nauru ».

Doc 3 : les pays océaniens à la recherché d’aides

Les îles du Pacifique :
Avec qui allons-nous dormir cette nuit ?

Une délégation chinoise a été accueillie par le Premier ministre samoan, Tuilaepa Sailele Malielegaoi, « Le
gouvernement et le peuple samoans souhaitent remercier la Chine pour son aide dans la construction des
installations sportives exceptionnelles réalisées pour les XIIIe Jeux du Pacifique qui se tiendront en août
2007 » a dit en substance le Premier ministre.

La Chine a envoyé également des techniciens et des entraîneurs pour ces Jeux. Mais le sport n’est pas le seul
domaine dans lequel la Chine accorde une assistance à ce pays de 180 000 habitants. Elle a construit
également plusieurs bâtiments gouvernementaux dans la capitale samoane, Apia.

La Chine apparaît comme un des grands acteurs en Polynésie, Mélanésie et Micronésie. Elle y offre son aide
financière et son assistance technique. Mais elle y met une condition : les pays aidés ne peuvent maintenir de
relations diplomatiques avec Taiwan. De son côté, Taiwan fait ce qu’il peut, dépensant annuellement des
dizaines de millions de dollars, pour acheter la reconnaissance des petits États du Pacifique contre la
cessation immédiate des relations des pays concernés avec la Chine.

Le choix des petits États du Pacifique n’est pas un choix idéologique. Il est uniquement motivé par des
intérêts financiers. La Chine et Taiwan pratiquent la « politique du chéquier ». À ce jour, Samoa, Tonga, les
îles Cook, Niue, Fidji, Vanuatu, les États fédérés de Micronésie et la Papouasie-Nouvelle Guinée, ainsi que
l’Australie et la Nouvelle-Zélande, sont avec la Chine, alors que Palau, les îles Marshall, Kiribati, les îles
Salomon, Nauru et Tuvalu sont avec Taiwan. Plusieurs nations jonglent avec ces alliances, allant vers le plus
offrant, comme le Kiribati qui est passé de la Chine à Taiwan.

Pour beaucoup de pays du Pacifique, l’aide étrangère est un business majeur et très lucratif, qui ne coûte pas
très cher à la puissance donatrice. Par exemple, 20 000 habitants
seulement habitent Palau, pays qui ne
produit quasiment rien. Or, le PNB par habitant de Palau est de l’ordre de 8 000 dollars par an,
essentiellement dû aux aides conjuguées des États-Unis, du Japon et de Taiwan. Bien qu’aucun document
officiel ne le prouve, il est raisonnable d’estimer que Taiwan participe pour la moitié à ce PNB par habitant
(4 000 dollars). Depuis 1999, Taiwan a donné environ 100 millions de dollars, se répartissant ainsi : 3
millions pour la construction d’un centre de conférences, 2 millions pour le Musée national, 15 millions pour
l’extension de l’aéroport, 20 millions pour la construction de la nouvelle capitale, Melekeck, 1 million pour
la rénovation des écoles…

Ces aides sont dangereuses. Elles provoquent la montée de la corruption au plus haut niveau (on achète les
dirigeants pour qu’ils changent de bord) et favorisent le maintien au pouvoir de systèmes féodaux, par
lesquels passe l’argent. Les récentes émeutes dans de nombreux pays de la région sont révélatrices de la
colère des populations conscientes de ne bénéficier que des bribes de cette aide qui ne fait que renforcer les
pouvoirs et la richesse de la minorité privilégiée qui gouverne.

Par Andre VLTCHEK (le 19 avril 2007)

Doc 4 : Samoa : les Jeux du Pacifique seront-ils une mine d’or ?

Les îles Samoa attendent beaucoup des retombées des Jeux du Pacifique…
Boutiques, restaurants, hôtels, agences de location de voitures et autres services se préparent à
accueillir ce que tout le monde considère comme la ruée vers l’or de la décennie. Plus de dix hôtels
ont été créés pour la circonstance ces six derniers mois, et ces hôtels affichent déjà complet, selon
l’Association samoane de l’hôtellerie...

Le plus grand pont d’Upolu (l’île principale où se trouve la capitale, Apia) a été élargi et refait à
neuf afin de supporter l’intensité du trafic prévue au moment des Jeux. Ce pont relie la ville au
grand complexe sportif Tuanaimato, où se dérouleront l’essentiel des compétitions.

La plupart des installations sportives sont prêtes, y compris le superbe centre nautique construit par
les Chinois, sûrement le plus beau centre de tout le Pacifique. À présent, Samoa n’attend plus que
les athlètes (près de 6 000) et l’argent qui arrivera avec. Il faut dire que Samoa a beaucoup investi
pour préparer ces Jeux, tant en ressources financières qu’humaines.

Mais est-ce que cette ruée vers l’or aura les prolongements attendus au-delà des 15 jours que vont
durer les compétitions ? Quand les athlètes retourneront chez eux, Samoa sera-t-il en mesure
seulement d’entretenir les installations créées pour les Jeux ? Quel sera le coefficient de remplissage
des hôtels créés pour la circonstance ?

(Cherelle Jackson – Island Business, juin 2007)

Doc 5 : un regard sur les perspectives de développement pour 2005 - 2007

L’accueil des Jeux du Pacifique devrait relancer l’activité du bâtiment, avec entre autre la
construction du nouveau centre nautique, assurée par la République populaire de Chine. De même,
en 2005 commencera la construction des bâtiments de la National University of Samoa et de Samoa
Polytechnic, grâce à l’aide financière du Japon.

L’économie devrait être relancée par l’essor espéré du tourisme et l’accroissement des
« remittances ».
Le nombre de touristes s’accroît en moyenne de 3 % par an depuis 2001 (près de 100 000 touristes
en 2004). Mais un accroissement plus substantiel passe par un accord de joint venture entre la
compagnie samoane Polynesian Airline, qui connaît de gros problèmes financiers, et la compagnie
australienne Virgin Blue. Il passe aussi par l’accroissement de la capacité hôtelière induite par la
tenue des Jeux du Pacifique à Apia en août 2007 (entre autre, un hôtel de 140 chambres à Faleolo).
Quant aux transferts d’argent provenant de la communauté samoane expatriée (« remittances »), on
espère les voir s’accroître dans les années à venir. Ils représentent aujourd’hui 20 % du PNB du
pays, ce qui est considérable.

Les autres secteurs d’activité sont en crise. On espère re-ouvrir une petite entreprise de sous-
traitance de matériel automobile et une usine de traitement de noix de coco. On souhaite relancer les
activités d’une usine de jus de fruits, ainsi que la production de kava (à la suite d’un rapport
insistant sur ses vertus thérapeutiques), et enfin développer la pêche… Mais toutes ces activités
n’ont qu’un faible impact sur l’économie du pays.

Asian Development Bank (Banque asiatique de développement)

Doc 6 : l’économie de Samoa

PNB / hab : 1 600 dollars US (2005, Banque mondiale)
Croissance annuelle : 3.4% (décembre 2006)
Inflation : 5.3% (février 2007)
Principales activités économiques : tourisme, pêche
Principaux partenaires commerciaux : Samoa américain es, Fidji, Japon, US, NZ, Australie

L’économie samoane est traditionnellement dépendante de l’aide internationale (pour 10 %) et des
remittances (pour 25 %). Les activités économiques propres au pays comptent pour 65 % du PNB.

Au premier rang de ces activités viennent l’agriculture et la pêche, qui fournissent 10 % du PNB mais
occupent les deux tiers de la main d’œuvre. L’industrie est dominée par une entreprise japonaise de sous-
traitance de matériel électrique pour une usine automobile installée en Australie. Au total, l’industrie compte
pour 16 % du PNB. Les services, et en particulier le tourisme, ont connu un fort développement ces dernières
années et assurent le complément du PNB.

Les îles Samoa affichent une balance commerciale très nettement déficitaire, compensée par les ressources
touristiques, les aides et les remittances. La croissance assez forte enregistrée en 2006 devrait se prolonger
en 2007. Elle est due aux chantiers qui ont été ouverts pour accueillir les XIIIe Jeux du Pacifique
(installations sportives de haut niveau, hôtels, bâtiments administratifs, infrastructure routière…).

Mais l’économie du pays demeure fragile. Elle est très sensible entre autre aux phénomènes climatiques. Lez
passage du cyclone Herta, en 2004, l’a profondément affectée et détruisant de nombreux bâtiments et
l’essentiel de la production agricole.

Source : UK Trade & Investment Country Profile : Samoa

Doc 7 : la France et la région Pacifique

La France cherche à développer avec le Forum des Iles du Pacifique un partenariat privilégié lui permettant
de mettre en place un dialogue politique étroit et constructif avec le Forum, organisation politique régionale
du Pacifique. Sa contribution, à titre bilatéral et par le biais de son financement au Fonds Européen de
Développement, s’élève à plus de 27 millions d’€ par an.

La France est présente et active dans la région par ses collectivités

L’adoption de nouveaux statuts pour nos collectivités d’Outre-mer leur accordant une réelle autonomie dans
le cadre de la République, a montré aux États de la région notre volonté d’ouverture et nos efforts pour
mieux insérer nos collectivités dans la région et mener une politique régionale active : convention de
coopération Nouvelle-Calédonie/ Etat - Vanuatu ; intensification des liens entre la Nouvelle-Calédonie,
l’Australie et la Nouvelle-Zélande, entre la Polynésie française et la Nouvelle-Zélande…

En complément, les moyens de l’Etat dans les collectivités oeuvrent au bénéfice de l’ensemble de la région.
Les forces armées françaises interviennent dans le cadre de l’accord FRANZ, de la surveillance des ZEE et
la lutte contre la pêche illicite, et à la formation des forces de sécurité des États Insulaires.

La France, État membre de l’UE, défend une stratégie globale de partenariat entre l’Europe et la
région :

Fortement impliquée dans le financement du FED, la France a pris l’initiative d’un dialogue avec la
Commission européenne sur la région Pacifique pour la coopération régionale et également par ses
Collectivités du Pacifique, d’autant que se profile l’échéance importante de la mise en place du 10e FED
pour la période 2008-2013, dont les orientations et objectifs sont en train d’être décidés : réalisation des objectifs de développement du millénaire, énergie, préservation et exploitation durable des ressources
naturelles.

Les axes prioritaires de la coopération

Le montant annuel de l’aide bilatérale accordée par la France est d’environ 15 millions d’€. S’y ajoute la
quote-part de la France au Fonds européen de Développement pour le 9e FED, soit 12,8 millions d’€ par
an. La France sera le deuxième contributeur du 10e FED (2008-2013) après l’Allemagne. Les axes
prioritaires de la coopération, rappelés par le Président de la République, sont : le développement durable,
l’éducation, la formation des cadres, la santé, la bonne gouvernance et la sécurité. Ils complètent les objectifs
du Plan Pacifique.

La coopération vise à mettre en place des projets co-financés, destinés en particulier à assurer la formation de
cadres locaux. La coopération s’appuie sur les infrastructures en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie
française - universités, centres de recherches - au bénéfice de l’ensemble de la région. Les actions portent
notamment sur les domaines suivants :
Bonne gouvernance ;
Développement durable (action environnementale dans le cadre du PROE, actions dans le domaine
de la pêche avec la CPS, coopération agricole et rurale) ;
Santé et éducation ;
Audiovisuel (aide à la radiodiffusion en collaboration avec RFI, RFO, France Inter, CFI) ;
Infrastructures (modernisation d’aéroports secondaires et réhabilitation d’hôpitaux…) ;
Assistance à la lutte contre les catastrophes naturelles.

Source : site Internet France diplomatie (www.diplomatie.gouv.fr)

  ACTUALISATION DES TABLEAUX STATISTIQUES

Document 1 : tableau de bord

(1) Évaluation 2006, en dollars US PPP (purchasing power parity). Données lissées en fonction des sources. Lorsque
les écarts sont trop importants, voir ci-dessous.
* 19 000 (NC), 700 (PNG), 1 200 (Kiribati), selon certaines sources.

Sources croisées : CPS, Banque mondiale, Index mundi (CIA), OMS, FMI

Document 2 : données démographiques

(Année de référence : 2007 - estimations. Certains chiffres moins récents ont été extrapolés)

* 52 (Vanuatu), 60 (Marshall), selon d’autres sources ;

Sources croisées : CPS, Banque mondiale, Index mundi (CIA), OMS, FMI

titre documents joints

Documents complémentaires

21 août 2010
info document : PDF
51.3 ko

Le dossier documentaire

21 août 2010
info document : PDF
368.2 ko

Une interface Nord/Sud : l’Océanie

21 août 2010
info document : PDF
94 ko

Michel LEXTREYT

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