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HG/NC Le site académique d'histoire-géographie de Nouvelle-Calédonie

Une interface Nord/Sud : l’Océanie

samedi 17 juillet 2010 par Michel LEXTREYT

 II- EXPLOITATION PÉDAGOGIQUE

Cette question a un statut différent suivant qu’elle est traitée en série L/ES ou en série S.

En série L/ES, elle s’insère dans le thème général « des mondes en quête de développement » où, après un chapitre de présentation sur l’unité et la diversité des
Sud, on passe à deux études de cas : l’Océanie comme interface Nord / Sud (la Méditerranée en métropole) et la Russie en tant qu’espace en recomposition.

Dans la série S, l’angle problématique apparaît moins. L’Océanie devient une question à part entière, au même titre que les États-Unis ou l’Asie orientale. On
pourrait penser que l’on est plus dans la logique d’une étude de géographie régionale que de géographie thématique. En fait, la problématique du développement inégal
demeure tout à fait centrale.

 Quelles notions activer ?

La notion de développement est fondamentale. On admettra que le développement « désigne l’accroissement des richesses associé à l’amélioration des conditions de
vie d’une population sur un territoire et va donc bien au-delà de la simple croissance économique » (accompagnement des programmes de terminale). Elle appelle
toutefois des interrogations sur sa mesure (quels critères adopter ?), sur l’échelle d’analyse (nationale, régionale, locale ?) et sur les écarts qu’elle révèle. Ces écarts en
Océanie revêtent toutes les formes possibles et imaginables puisque l’on trouve dans la région des pays à classer dans les PMA, des pays en développement, des pays
partiellement développés mais assistés, des pays développés enfin… Ces écarts dans le niveau de développement auront été analysés dans la première partie du thème
sur les mondes en quête de développement (séries L et ES) ou dans « Les centres d’impulsion et les inégalités de développement » (série S). Il sera sûrement nécessaire
d’y revenir dans la série S. On aura posé également l’interrogation sur les différentes dénominations utilisées dans le passé et dans le présent pour désigner les pays
connaissant des difficultés de développement (tiers-monde, pays sous-développés, pays en voie de développement, pays en développement, pays les moins avancés,
mal-développement, Nord et Sud, ou « les Nord » et « les Sud »…). Le professeur aura sans doute à l’esprit que le découpage Nord / Sud sur lequel il travaille dans
cette séquence peut être discuté, dès l’instant où il relève d’une réalité géographique datée qui trouve ses limites aujourd’hui (que faire des NPI par exemple, et
comment situer les collectivités d’outre-mer françaises du Pacifique ?).

À la notion de développement il faut adjoindre celle de développement durable, « qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations
futures à répondre aux leurs » (rapport Brundtland). Le développement durable est particulièrement à prendre en compte dans le milieu insulaire océanien, d’une grande
fragilité.

La notion d’interface est évidemment centrale. Elle est explicitée plus haut. Elle implique celles de contact, d’échanges (inégaux le plus souvent), de flux… Ces
échanges et ces flux sont à la fois humains, économiques, culturels…

Une autre notion, plus spécifique à la région océanienne, est fondamentale : l’insularité. On ne peut comprendre le fonctionnement de la région sans s’attarder sur les
composantes de l’insularité et sur leurs conséquences. La notion d’insularité sous-tend les notions d’éloignement, de dispersion, d’exiguïté, autant de handicaps au processus de développement. Elle doit se nourrir d’une réflexion sur la notion de distance. La distance ne doit pas être envisagée que sous la forme kilométrique. C’est
aussi la distance-coût, la distance-temps, la distance-fréquence…

D’autres notions, que l’on qualifiera de notions-relais, pourront être utilisées et exploitées : le système « MIRAB », les différents types d’aide et de transferts (dont
NZAID et AUSAID), les « niches » économiques, les accords commerciaux préférentiels (SPARTECA), l’assistanat, le développement artificiel. Des organismes
devront être connus, comme la Communauté du Pacifique ou le Forum, de même que l’on retiendra les diverses formes de l’intervention européenne (FED, Convention
de Cotonou…).

 Quels objectifs cognitifs poursuivre, au moyen de quelles problématiques ?

À l’issue de l’étude de cette question, les élèves devraient être en mesure de :

  • replacer l’étude de l’Océanie dans le cadre de la mondialisation et des interdépendances ;
  • mesurer la diversité du monde océanien et en percevoir les principales caractéristiques ;
  • savoir décrire et analyser les écarts de développement entre les pays océaniens ;
  • comprendre la nature et les enjeux des échanges Nord / Sud en Océanie et dans le monde ;
  • saisir la complexité de ces échanges à l’échelle d’un pays insulaire ;
  • comprendre l’impact d’une activité comme le tourisme dans le processus de développement ;
  • appliquer la notion de développement durable au monde océanien à partir de quelques exemples (catastrophe phosphatière de Nauru, la gestion de la forêt
    ou de la faune marine, la question des littoraux…) ;
  • mettre en relation les notions de développement, d’aménagement et de gestion de l’espace, de respect de l’environnement.

Ces quelques pistes (non exhaustives) doivent servir de trame à la construction d’un cours que le professeur problématisera à sa convenance dans le respect des
objectifs généraux tels qu’ils sont définis dans les programmes et leurs accompagnements.

Le traitement de cette question doit permettre de reprendre, en les approfondissant à une échelle régionale, les problématiques sur la mondialisation et l’inégal
développement. On rappellera qu’il ne s’agit pas d’étudier l’espace océanien pour lui-même mais en tant qu’exemple significatif d’interface Nord / Sud.

 L’organisation de la séquence

Elle relève de la liberté pédagogique de l’enseignant. On ne saurait trop recommander toutefois de songer à un traitement, au moins partiel, par étude de cas.


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Documents complémentaires

21 août 2010
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51.3 ko

Le dossier documentaire

21 août 2010
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Une interface Nord/Sud : l’Océanie

21 août 2010
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