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La géographie des risques et de l’environnement en Nouvelle-Calédonie

jeudi 15 juillet 2010 par Caroline RAMON, Nathalie SIROT

 SUPPORT DOCUMENTAIRE

DOCUMENT 1 : photographies de dégâts du cyclone ERICA (14/03/03)

(Source : auteurs du dossier)

Cette photographie, prise sur la Côte Ouest de la Nouvelle-Calédonie entre Bourail et Poya,
montre un pylône de ligne à haute tension d’au moins 30 m de hauteur réduit en un tas de
ferrailles sorti de terre, presque entièrement broyé par l’action du vent. Ce spectacle se
reproduit à l’identique dans tout le Nord-Ouest calédonien et laisse songer à la violence des
rafales, celles-ci ayant dépassé les 200 Km/h.

(Source : auteurs du dossier)

Ici, une photographie de l’école primaire de Népoui soufflée par le vent, la pluie ayant
contribué à l’anéantissement des salles de classe. Il ne reste désormais que ces pans de murs
où l’on distingue les emplacements de ce qui étaient les tableaux noirs.
Ces documents montrent que les rafales de vent provoquent les dégâts les plus importants. Le
passage d’un cyclone laisse place à un paysage de désolation.

DOCUMENT 2 : photographies montrant l’action du feu sur un sol forestier

(Source : Ecologie en Nouvelle-Calédonie, CNDP)

Cette photographie permet d’identifier l’action du feu sur un sol forestier.
A gauche, on présente un sol forestier intact tandis qu’à droite on constate la dégradation d’un
sol ayant subi plusieurs fois le feu.
Si l’on compare les deux photos, à gauche, le couvert végétal est dense, la végétation est
luxuriante, diversifiée et un humus important est visible.
A la différence, à droite on constate un couvert végétal éparse : la végétation ne recouvre pas
entièrement le sol, elle est moins dense. D’autre part, elle est plus sèche et surtout moins
diversifiée. La terre rouge ocre montre un appauvrissement en sels minéraux et eau.
La dégradation des sols par le feu favorise le renouvellement d’une végétation principalement
constituée d’herbes ligneuses.

DOCUMENT 3 : photo de la forêt sèche (Poya)

(Source : Plaquette publiée par le CIE, « La forêt sèche »)

Cette photographie présente une partie de la forêt sèche à Poya. Ce couvert végétal est adapté
à un environnement particulier : alizés desséchants associés à une période de sécheresse d’au
moins 6 mois avec de faibles précipitations (< 1100 mm par an).
On peut, à partir de ce document, distinguer les trois strates qui composent le couvert végétal
d’une forêt sèche :

  • la strate arborescente dont les arbres les plus hauts atteignent 15 m
  • la strate arbustive, composée d’arbustes et de lianes
  • la strate herbacée

Ces paysages de forêt sèche se rencontrent principalement sur la Côte Ouest de la Nouvelle-
Calédonie. On peut les observer à Koumac (Néhoué), à Pouembout (Tiéa et Pindaï), à Bourail
(la Roche Percée et Gouaro-Deva), à Païta (la Pointe Maa et le Mont Doué) et à Nouméa (au
Parc Forestier, Tina, Ouen-Toro, Centre culturel Tjibaou).

DOCUMENT 4 : extrait du résumé non technique du projet de Goro Nickel (Tome 1)

3.5.2 : Evaluation des conséquences d’accident
Des scénarii relatifs à l’incendie et à la toxicité ont fait l’objet de modélisation de conséquence.
Les principaux sont les suivants :
Rupture d’une tubulure d’autoclave et émission toxique. […]
Le scénario toxique le plus sévère serait la rupture d’une soudure de tubulure d’autoclave : ce
scénario conduirait à des effets toxiques significatifs jusqu’à une distance maximale de 2 400m,
distance inférieure à celle des habitations occupées par des tiers. […]

3. 5. 3 : Mesures de sécurité
L’étude du danger a permis d’effectuer l’analyse des risques potentiels, y compris ceux liés à
l’environnement (cyclone, malveillance,…) et de déterminer des mesures de maîtrise du risque
en prévention (réduction de la probabilité d’occurrence) et en protection (réduction des effets).
Les principales mesures sont présentées ci-après.

3. 5. 3. 1 : Maîtrise du procédé de traitement
L’ensemble du procédé de traitement est supervisé par une salle de contrôle centrale disposant
de fonctions contrôle/commande sauvegardées et d’un secours électrique. Les équipements les
plus critiques, autoclaves en particulier, feront l’objet d’un suivi spécifique par un organisme
notifié.

Projet de Goro Nickel, résumé non technique du projet, présentation générale, Tome 1,
décembre 2001.
(Source : site Inco)

Dans le résumé non technique du projet de Goro Nickel, dont un extrait est ici présenté, nous
voyons que les risques liés à l’activité industrielle de la future usine ont été étudiés et évalués.
Les industriels ont tenté de proposer des mesures, grâce à des scénarii de modélisation, qui
permettraient de réduire « la probabilité d’occurrence » et ayant identifié les risques, de tenter
de maîtriser les procédés qui seraient les plus dangereux.
Il est bien évident que ces études d’impact, tout en proposant des mesures d’atténuation en cas
de catastrophe, confirme la réalité du risque industriel en Nouvelle-Calédonie.

DOCUMENT 5 : extrait de la Réglementation provinciale (Province Sud)

Chapitre II : Dispositions relatives à la lutte contre la pollution marine accidentelle
(L. n. 83-380, 10 mai 1983, art, 1er) Dans le cas d’avarie ou d’accident en mer survenu à tout
navire, aéronef, engin ou plate-forme transportant ou ayant à son bord des substances nocives,
dangereuses ou des hydrocarbures, et pouvant créer un danger grave d’atteinte au littoral ou
aux intérêts connexes au sens de l’article II-4 de la convention de Bruxelles du 29 novembre
1969 sur l’intervention en haute mer en cas d’accident entraînant ou pouvant entraîner une
pollution par les hydrocarbures, l’armateur ou le propriétaire du navire, le propriétaire ou
l’exploitant de l’aéronef, engin ou plate-forme peut être mis en demeure de prendre toutes les
mesures nécessaires pour mettre fin à ce danger.
Dans le cas où cette mise en demeure reste sans effets ou n’a pas produit les effets attendus
dans le délai imparti, ou d’office en cas d’urgence, l’Etat peut faire exécuter les mesures
nécessaires aux frais, risques et périls de l’armateur, du propriétaire ou de l’exploitant ou
recouvrer le montant de leur coût auprès de ces derniers.

(Source : Réglementation provinciale)

 RESSOURCES DOCUMENTAIRES

Bibliographie

  • Ecologie en Nouvelle-Calédonie, CNDP.
  • Approche géographique de la qualité de l’air à Nouméa, Marie Anne HOUCHOT,
    mémoire de maîtrise, UNC, 2002.
  • Réglementation de l’environnement en Province Sud.
  • Environnement et développement durable en Province Sud.
  • Le risque cyclonique en Nouvelle-Calédonie, Luc Maitrepierre, Météo France, 1998.
  • « Revue juridique l’environnement », hors série Droit de l’environnement et Nouvelle-
    Calédonie, publiée avec le concours du CNRS.
  • Revue « Environnement », dossier n°6, Azur Média, 2003.
  • Revue « Eco-Nature », dossier n° 2, 2003.
  • Plaquettes publiées par le Centre d’Initiation à l’Environnement : « Alerte aux déchets, la
    nature en danger », « La mangrove », « La forêt sèche ».
  • Plaquettes publiées par l’IRD (Programme SAGE) et le Service Environnement de la
    Province des Iles : « La lentille d’eau douce ».

Sites Internet :

[1Voir Ecologie en Nouvelle-Calédonie, CNDP.


titre documents joints

La géographie des risques et de l’environnement en Nouvelle-Calédonie

15 octobre 2010
info document : PDF
296.5 ko

Accompagnement du programme adapté de géographie en première bac pro.


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