HG/NC Le site académique d'histoire-géographie de Nouvelle-Calédonie

L’exploitation minière en Nouvelle-Calédonie de 1873 à nos jours

mercredi 14 juillet 2010 par Sylvette BOUBIN-BOYER

 SUPPORT DOCUMENTAIRE

Document 1

L’industrie minière et métallurgique depuis les origines
Source : La mine en Nouvelle-Calédonie, 101 mots pour comprendre, éditions Ile de Lumière,
1997.

Les mines sont la principale richesse de la Nouvelle-Calédonie.
Tous les terrains possèdent plus ou moins leurs minerais. Les roches du nord contiennent de
l’or, du cuivre, du zinc, du plomb, de l’argent. Dans les coulées volcaniques de la côte ouest
se trouvent des gisements de manganèse. Mais les plus riches sont les « terrains miniers » qui
renferment du fer, du cobalt, du nickel et du chrome.
De tous ces minerais, il n’y en a que deux, le nickel et le chrome, qui aient été exploités sans
interruption depuis leur découverte.

Source : Jean Leborgne, Géographie de la Nouvelle-Calédonie, Ministère de l’Éducation, de
la jeunesse et des sports Nouméa, Nouvelle-Calédonie, 1964. p. 244

Document 2

La production de minerai de nickel en Nouvelle-Calédonie des origines à 1998
Source : IEOM

Document 3 : Les compétences minières en Nouvelle-Calédonie

Source : Le Nickel-SLN in : La mine en Nouvelle-Calédonie, 101 mots pour comprendre,
éditions Ile de Lumière, 1997.

L’Accord de Nouméa (1998) donne au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie compétence
pour gérer la ZEE et réglementer les ressources terrestres en substances réservées.
L’ouverture de centres de recherche et d’exploitation est accordée après avis de la
commission minière communale. Les permis d’exploitation sont accordés pour vingt ans au
maximum, les concessions pour cinquante ans renouvelables. Une APM (autorisation
personnelle minière) doit être demandée avant qu’un mineur puisse obtenir des titres miniers.
La législation minière calédonienne a évolué au fil des années mais le décret de 1954 a donné
à la Nouvelle-Calédonie compétence pour les substances minières sauf exception pour les
hydrocarbures, la potasse et les substances utiles à l’énergie nucléaire, réservées à l’État. Les
lois Billote de 1969 avaient fait du nickel, du chrome et du cobalt des substances réservées.
La loi référendaire de 1988 donne aux provinces toutes les compétences minières.

Document 4 :Les projets miniers en Nouvelle-Calédonie à l’aube de 2004

1 Le projet SLN d’extension de la production

La SLN est présente en Nouvelle-Calédonie depuis 1880. Après la modernisation de
l’usine de Doniambo, l’ouverture du site de Kopéto en 1994 et la mise en place d’un
cinquième four rotatif de calcination fin 1998, l’objectif de capacité de production à 70
000 tonnes est atteint depuis fin 2003 ; il est fixé à 75 000 tonnes pour 2005. Cet
accroissement de production sera réalisé notamment grâce à la montée en puissance
progressive du centre minier de Tiébaghi dont la mise en exploitation a débuté courant
1998. Ce centre minier pourrait avoir à terme une capacité de production de minerai de
l’ordre de 1 million de tonnes (contre environ 300 000 tonnes l’an produites actuellement).
Ce projet nécessite un investissement de 23 milliards de F CFP et engendrera environ 200
emplois. Par ailleurs, l’usine de Doniambo s’est dotée fin 2003 d’un four neuf en
remplacement d’un des plus anciens pour une capacité supérieure de 80 %. Des études
sont également en cours pour valider le projet de construction d’une usine de traitement et
d’enrichissement du minerai sur le site de Tiébaghi. Cette usine devrait être plus évoluée
sur le plan technique que celle actuellement en fonctionnement sur le site minier du
Kopéto et pourrait être opérationnelle en 2005.

2 Le projet Koniambo (usine du Nord)

Dernier des projets miniers soutenu par l’État. Le projet d’usine métallurgique du Nord
associe la SMSP et le producteur canadien Falconbridge. Il s’agit d’un projet d’usine
pyrométallurgique (fusion des garniérites), d’une capacité de 54 000 tonnes par an. Étant
donné le fort potentiel latéritique du massif de Koniambo, le consortium SMSP /
Falconbridge pourrait envisager également à terme la création d’une deuxième usine pour
traiter les latérites par un procédé hydrométallurgique qui pourrait produire entre 25 et 30
000 tonnes de métal par an. La société Falconbridge apporte, en plus de sa participation à
hauteur de 49 %, la technologie qu’elle a mise au point pour le traitement des minerais
acides.
La SMSP, qui ne possédait pas les titres miniers nécessaires à la réalisation du projet, a
obtenu un échange de titres miniers avec Eramet/SLN. L’accord de Bercy, intervenu le 11
décembre 1998 a consisté à transférer les titres des massifs de Poum (appartenant à la
SMSP) et du Koniambo (appartenant à la SLN) à une entité juridique indépendante qui se
chargera d’effectuer le transfert si la décision de construire l’usine est prise avant 2005.
Eramet/SLN a reçu de l’État, en échange de ses droits miniers sur le Koniambo, une soulte
de 1 milliard de francs français correspondant à la différence de valeur en métal entre le
massif du Koniambo, plus riche, et le massif de Poum. Dans le cas où l’usine ne serait pas
réalisée, Eramet/SLN recouvrerait ses droits et reverserait le montant de la soulte.
L’année 2001 aura permis la réévaluation de la ressource géologique qui s’élève à 151
millions de tonnes de garniérites, à des teneurs de 2,58 % de nickel, soit près de 4 millions
de tonnes de nickel métal. Cette quantité sera nécessaire pour alimenter l’usine de traitement
pyrométallurgique pendant 25 ans ainsi qu’une étude de cadrage du plan minier à 25 ans.
Aussi, un premier test portant sur un échantillon de 120 000 tonnes de minerai a été réalisé
en début 2002. Par ailleurs, le choix du procédé métallurgique a été arrêté, de même que le
site de Vavouto a été retenu pour accueillir le complexe industriel. L’étude environnementale de base a été finalisée en 2001 et les besoins en formation du personnel
qui sera amené à travailler sur le site ont été définis. L’étude de faisabilité technique s’est
achevée en septembre 2002 pour laisser la place à l’étude de faisabilité financière de
l’opération qui s’est déroulée tout au long de l’année 2003.
Le Président de Falconbridge a confirmé en mai 2003 le respect du calendrier du projet de
l’usine du Nord avec une décision de construire fixée au second semestre 2004. Le coût de
construction de cette usine devrait atteindre 1,5 milliard de dollars US (soit plus de 200
milliards de F CFP). Les premiers travaux concerneront la réalisation du port en eau
profonde qui accueillera les matériaux et équipements pour la construction de l’usine et de
la centrale d’énergie. En phase de construction, ce projet devrait générer environ 1 500
emplois directs puis 800 de plus en phase de production et environ 2 000 emplois induits.

3 Le projet Goro-Nickel (usine du Sud)

Présent depuis 1902 en Nouvelle-Calédonie, INCO a exploité le chrome de Tiébaghi de
1975 à 1990. Le projet de construction d’une usine de traitement de latérites fut initié, en 1992,
par la vente faite par le BRGM, à INCO, de sa filiale SOPROMINES et du brevet concernant
un procédé de lixiviation à l’acide sulfurique (acheté à AMAX par COFREMMI, filiale du
BRGM). SOPROMINES détenue alors à 85% par INCO et à 15% par le BRGM, devient la
Compagnie des Mines de Xéré (CMX) qui deviendra par la suite la société INCO France. En
1999, INCO a lancé un projet pilote d’un coût de 50 millions de dollars US (environ 6
milliards de F CFP) visant à tester cette nouvelle technologie de lixiviation à l’acide sous
pression (PAL) et à former de nouveaux opérateurs, techniciens et superviseurs d’usines. Cette
réalisation a permis à INCO de recueillir des données sur le minerai, ainsi que sur les
méthodes d’exploitation et les matières. Le 26 avril 2001, INCO Limited a annoncé
l’achèvement de l’étude de faisabilité bancaire et son intention de procéder à la construction
d’installations de production à l’échelle commerciale.
Située à une soixantaine de kilomètres au Sud-Est de Nouméa, la mine à ciel ouvert fournira
à l’usine une moyenne annuelle de 3,8 millions de tonnes sèches de minerai. Les ressources
du site sont de l’ordre de 200 millions de tonnes. L’investissement initial a été évalué à 1,45
milliard de dollars US (environ 194 milliards de F CFP) et bénéficie de la défiscalisation (loi
Paul) à hauteur de 100 millions de dollars (soit environ 13 milliards de F CFP). La capacité
annuelle de production prévue est de l’ordre de 55 000 tonnes de nickel et de 5 000 tonnes de
cobalt. Outre la construction de l’usine hydrométallurgique, sont également prévus un port,
une usine de préparation du minerai, une base vie pour les employés, un barrage de captage,
des aires de stockage. L’activité de l’usine devrait générer près de 2 500 emplois directs et
indirects. La centrale électrique nécessaire au fonctionnement de l’usine sera d’une capacité
de 2 fois 55 MW dont la moitié sera vendue à EEC (réseau général). .
La prise de participation de la Nouvelle-Calédonie dans le capital de Goro-Nickel serait de
l’ordre de 5 %.
Après avoir recueilli l’avis du Comité Consultatif des Mines et celui du Conseil des Mines,
l’Assemblée de la Province Sud a adopté, lors de sa réunion du 5 juillet 2002, une
délibération accordant à la société Goro-Nickel un permis de recherche sur le site minier de
Prony, voisin de celui de Goro. Ce permis concerne le nickel, le cobalt et le chrome.
L’attribution de ce permis autorise des recherches qui pourraient déboucher sur une
extension de la capacité de l’usine de Goro-Nickel à 120 000 tonnes.
INCO a annoncé en juillet 2002 le choix de son partenaire industriel (un consortium japonais
dirigé par le fondeur Sumitomo Metal Mining Co.) avec lequel la société canadienne a
conclu un accord de cession de 25 % du capital de Goro-Nickel. En décembre 2003,
l’association des entreprises Foster Wheeler et SNS Lavalin est choisie pour assister Goro
Nickel dans la phase 2 du projet.
Toutefois, INCO Limited a annoncé le 5 décembre 2002 sa décision de procéder à une revue
détaillée des coûts du projet Goro-Nickel, entraînant ainsi la suspension provisoire du chantier,
suite à l’annonce d’une augmentation du coût du projet de 30 à 45 % par rapport à l’estimation
initiale. Un nouveau calendrier du projet et une nouvelle date d’entrée en production du site
seront définis courant 2006.

Source : d’après La Nouvelle-Calédonie en 2003, Institut d’émission d’outre-mer, Paris
Les Nouvelles Calédoniennes, supplément du 17 février 2004

Document 5 : Du pic à la pelle : l’évolution de l’exploitation minière en Nouvelle-Calédonie

Source : collection Max Shekleton

Les forçats puis les travailleurs asiatiques ou néo-hébridais, sujets de colonies françaises ou
hollandaises, émigrés sous contrat pour 3 à 5 ans, ont récolté à la main les divers minerais de
Nouvelle-Calédonie, jusqu’à l’aube du XXe siècle.

Photo S. Boyer – novembre 2003

La mécanisation des exploitations minières a commencé avec l’arrivée des bulldozers
américains (1942).
En 2003, la SLN a fait venir plusieurs pelles parmi les plus performantes au monde sur sa
mine du Grand Plateau, à Thio.

Document 6 : Doniambo, l’évolution de 1910 à 2000.

L’usine de la Société des Hauts Fourneaux en 1910
(photo SLN)
Le site industrialo-portuaire de la SLN en 2001.
(Photo SLN 2001)
L’usine de la SLN vue du canal.
(Photo SLN 2001)

Document 7

Thio, le plus ancien centre d’exploitation du nickel en Nouvelle-Calédonie
Source : Collection Sylvette Boyer, novembre 2003.

L’histoire de Thio, sur la côte Est de la Grande-Terre se confond avec celle de la mine et du
nickel. Dès 1876, Hanckar se rend acquéreur des mines de Thio, rachetées en 1880 par la
SLN. Longtemps, les mines furent exploitées à la main par les Néo-Hébridais et surtout les
« contrats de chair humaine » fournis par l’administration pénitentiaire, alimentant l’usine de
fusion d’Ouroué.
Avant la Première Guerre mondiale, les grands voiliers venaient charger le minerai de nickel
en baie de Thio, alors l’équivalent du port de Valparaiso.
La SLN installa une usine de fusion de nickel à Thio Mission de 1913 à 1931.
Six grands ensembles de mines ont contribué à faire de Thio la capitale du nickel : le massif
du Plateau, la vallée de la Dothio, les Bornet, le Ningua, le Camp des Sapins, les mines de
Meh, Borindy et Port Bouquet. Aujourd’hui, seules les mines du Plateau et du Camp des
Sapins sont encore en activité.
La SLN est soucieuse de protéger l’environnement. Des installations permettent de limiter la
pollution des eaux, en particulier. Les techniques de revégétalisation, de plus en plus
performantes, contribuent à la réhabilitation d’anciens sites miniers et à la préservation des
milieux écologiques sur les mines en exploitation.

Document annexe : Chronologie minière en Nouvelle-Calédonie (1850-1914)

L’étude de l’exploitation minière en Nouvelle-Calédonie permet l’étude de :

  • La division internationale du travail au XIXe siècle :
    *1863 arrivée de Jules Garnier et découverte d’une roche contenant du nickel. *1873 :
    Coste découvre un gisement de nickel au Mont d’Or. *13/9/1873 : législation sur les mines
    en NC. *1873 : Cyprien Coste crée la Société des Mines de nickel.*12/12/73 : Tully et Cie
    déclarent officiellement la découverte de 2 gisements de nickel au Mont D’Or. *21/01/74 :
    Tully et Cie demandent concession de 400ha. *1874 : Robson et Burke demandent une
    concession de 50ha au Mont D’Or. *1875 : Higginson achète Bel Air à Houaïlou. *1875 :
    début des exploitations à Païta, Boa Kaine (Canala), Bel Air (Houaïlou), Bienvenue
    (Nakety). *1875 : 68 mines concédées et 47 demandes. *1875 : Hanckar achète Boa Kaine,
    mines du Plateau , et Bienvenue. *1877 : Higginson rachète le Plateau, *30/11/1877 :
    Belvédère cédé à Higginson, Hanckar et Cie (24ha80), Hanckar rachète Bornet 1 et 2 et
    Santa Maria. *1878 : Lemire écrit que Thio est un centre important. *10/5/1880 : création
    « S Le Nickel, système Garnier » avec Higginson, Garnier, Henri Marbeau aîné. *1880 :
    grande prospérité des mines. *1885 : découverte de Ouenghi, Tontouta, massif du Sud,
    Koniambo, Mueo…*1887 : redémarrage de quelques mines, consommation mondiale :
    3000T/Ni métal dont 2600T de NC. *1888 : rétrocession du contrat de la « Balade » de
    Higginson à SLN. *1889 : la direction des mines SLN s’installe à Thio. *1895 : Higginson
    et Desmazures exploitent à Port Bouquet. *1906 : décret du 10/3/06 obligeant les sociétés
    minières à avoir leur siège en NC : vise INCO
  • La quantité et la qualité de la main d’oeuvre : Les conditions de travail et les
    différents régimes des travailleurs sont observés :
    *2/05/1863 décret désignant la NC comme lieu de transportation (1er convoi par
    l’Iphigénie le 9/5/64). *1875 : 5268 condamnés en cours de peine en NC. *1878 : 1er
    contrat de main-d’oeuvre pénale dit « de Balade » en faveur de Higginson (rétrocédé à
    SLN en 1888). *1880 : capture de Néo-hébridais pour le travail en Nouvelle-Calédonie.
    *1880 : 6355 condamnés en cours de peine. *1885 : arrivée de 166 Chinois pour les mines
    de nickel, contrat de 5 ans. *16/3/1885 : suspension de l’immigration océanienne (crise et
    trop d’abus), 7328 condamnés en cours de peine) *1887 : traité pour l’emploi par SLN de
    100 à 200 transportés. *1888 : installation du camp de Thio : le Plateau (350 condamnés)
    puis Ouroué (93 condamnés) *1889 : reprise de l’immigration néo-hébridaise. *1890 :
    contrat pour la SLN pour 33 mois : 200 à 400 relégués utilisés seulement à Nakéty en
    1891. *1891 : évasions du camp de Toumourou à Thio en juillet. Violentes attaques contre
    SLN qui bénéficie de main-d’oeuvre pénale. *1891 : arrivée de 768 Tonkinois et
    Annamites pour la SLN. *1891 : arrivée de plusieurs centaines de « Pavillon Noir »
    tonkinois, condamnés politiques du bagne de Poulo-Condor. *1892 : arrivée des 1ers
    Japonais : 599 à Thio pour les mines Meh, Toumourou, Pauline, en 1892, seul le Plateau a
    encore des forçats. *1893 : décret sur l’immigration. Arrivée de Néo-Hébridais à Thio.
    *1895 : arrivée de Tonkinois et Annamites, 600 Indiens, 600 Javanais. *1895 : camp de
    Thio : 6 annexes depuis 1889 : Plateau, Toumourou, Mission, Meh, ilôt Ste Marie. *1896 :
    encore 1000 à 2000 condamnés à Thio au milieu d’un personnel libre très nombreux.
    *1897 : la plus grande partie des Japonais a quitté Thio (500 sur 600). *1898 : contrats
    d’utilisation de relégués sur mines diverses puis arrêt. *1899 : création de l’Office du
    Travail. *1900 : arrivée de 1000 Japonais pour Thio et Kouaoua. *1901 : fin des contrats
    entre la SLN et l’administration pénitentiaire *31/1/1901, les bagnards retournent à l’île
    Nou. *1903 : en juillet, effectifs SLN : 800 ouvriers, 2 mines : Méa (Kouaoua) et Bornet
    (Thio). *1910 : restent à Thio 303 anciens transportés sur 1483 Européens.
  • La mise en place et développement de réseaux d’échanges :
    *1870 : création d’un service régulier, bimensuel avec l’Australie, steamer Havilah (John
    Higginson). *1872 : création par Higginson d’un service de circumnavigation (origine du
    Tour de Côtes). *1884 : trajet Europe par Cap Horn : 75 à 100 jours.
  • L’évolution de l’extraction du minerai de la pelle au wagonnet :
    *1874 : début d’exploitation au Plateau à Thio. *1875 : 6/10/75 : Lemescam demande la
    concession Belvédère 1 (50ha). Edouard Bridon dirige une mine à Thio. Hanckar achète
    les mines du Plateau. Exploitations au Plateau : Belvédère, Moulinet, Sans culottes, Santa
    Maria. *1884 : travail sur les mines 3X8 en souterrain et 9ha en surface. *1897 :
    inauguration de la voie Decauville de Si Reis, locomotive baptisée du nom du Gouverneur
    Feillet en août 1897. *1909 : la teneur du minerai passe de 6 à 10%. *1901 : construction
    téléphérique Bornet et voie ferrée Toumourou-Emma. *1906 : inauguration du
    transbordeur. *1910 : voie des Bornet terminée. *1912 : projet téléphérique Emma-
    Ouenghi-Kongouhaou (au 1/6/10 :17.6km), fin de la voie ferrée d’Emma.
  • et à partir de celui-ci, du nickel de la pyrométallurgie à l’hydrométallurgie :
    *29/9/1876 : Lemescam expose projet de construction des hauts fourneaux, présente 1
    lingot réalisé en février 1876. *1876 : le nom du minéral de garniérite est reconnu par
    l’Académie des Sciences de Paris *1876 : Garnier : procédé de fusion du nickel, il créée la
    société française Anonyme pour le traitement du nickel, cobalt, cuivre etc…
    *10/12/1877 : lancement de l’usine métallurgique de la Pointe Chaleix à Nouméa. *1878 :
    début d’activité à la Pointe Chaleix, présentation de fonte et minerais calédoniens à
    l’exposition de 1878, consommation mondiale de Ni : 400T métal Ni /an. *1880 :
    lesfontes de la Pointe Chaleix à 60% de nickel sont affinées à l’usine de Septème près
    d’Aix-en-Provence. *1882 : production duenickel en NC : 2528T. *1883 : récession : arrêt
    des fours de la Pte Chaleix. *1884 : production de Ni NC 10888T. *1885 : arrêt de l’usine
    de la Pte Chaleix, le 30/6 : les mines sont déclarées en chômage jusqu’au 31/12/1894 :
    suspension des taxes. *1887 : construction au Havre d’une usine d’affinage, le matériel de
    la Pte Chaleix est transporté à Ouroué. *1889 : production Ni NC : 19741T forte demande.
    *1889 : redémarrage provisoire de l’usine de la Pte Chaleix. *1889 : Levat , Directeur de
    la SLN, créée l’usine d’Ouroué, la direction des Mines SLN s’installe à Thio. *1891 :
    arrêt usine d’Ouroué au 1/1/91, 587T de mattes en 2 ans. Début janvier : arrêt métallurgie
    d’Ouroué. *1892 : l’usine de fusion du Havre fonctionne depuis mai (usine d’affinage
    transformée en 1re fusion). *1894 : Higginson et Desmazures, avec SLN, projettent des
    hauts fourneaux. *1985 : minerai expédié à Glasgow (usine de Kirkkintilloch) pour mattes
    puis affinage au Havre. *1896 : production de Ni NC : 37000T. *1897 : espoir de reprise
    des mines et de construction de hauts fourneaux à Muéo ou à Koné. *1901 : production Ni
    NC : 133000T, projet d’une usine hydro-électrique à Thio : avorté *1902 : 147000 T Ni
    NC, nouvelle crise en vue, la SLN (1800 ouvriers) réduit ses effectifs. 6 mines en activité.
    *1903 : 82188T Ni NC/an. *1904 : 81879 Ni NC. *1909 : projet au conseil
    d’administration du 30/3 : une usine sera construite à Thio. *1910 : 21/3/10 : le conseil
    d’administration de la SLN annonce que l’usine de Thio sera retardée. *10/07/1910 :
    création de l’usine de Doniambo par S des Hauts Fourneaux (Ballande) (matte)
    *26/10/1910 : 1re fusion à Tao (S Hydro-électrique de Tao, filiale de la S
    Calédonienne Des Mines). *1912 : production Ni NC : 100000T. *1904 : projet SLN
    d’un barrage et d’une usine de Yaté pour alimenter la fusion électrique à Thio (le
    29/12/04) et fournir l’énergie pour Nouméa. *11/01/1912 : mise en service usine de fusion
    de Thio-Mission (mattes brutes).
  • Divers :
    *1876 : Higginson est naturalisé français. *1877 : faillite de la Banque Marchand :
    catastrophe économique pour le monde économique calédonien. *1877 : modification de
    la fiscalité minière par le Gouverneur de Pritzbuer : 9f/t ou 3% sur valeur fixe d’une tonne
    de nickel. 1877 : crise économique, faillite de mineurs, fermeture des ateliers
    Charbonneaux, Lemescam…1880 : valeur du nickel : 12f/kg. *1883 : modification de la
    fiscalité des mines : 3% sur valeur produits bruts ou 10f/ha/an. *1884 : valeur du nickel :
    6f/kg. *1892 : fiscalité des mines : 0.5f/ha si exploitation, 2f/ha si non exploitation.
    *1895 : crise du nickel très grave depuis 1893 : arrêt des mines. *1898 : reprise des
    exploitations de mines. *1899 : critiques contre la SLN qui devient Etat dans l’Etat : vie
    du personnel en circuit fermé. *1902 : mission Glasser en Nouvelle-Calédonie sur les
    mines (rapport au ministre de l’Industrie). *1903 : vives critiques contre les sociétés à
    capitaux canadiens qui réduisent la production calédonienne pour favoriser le Canada.
    *1904 : décès de Higginson. Crise du nickel : 1 seule mine (Bornet) à Thio reste ouverte
    en juillet.

titre documents joints

L’exploitation minière en Nouvelle-Calédonie de 1873 à nos jours 2

14 octobre 2010
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195.2 ko

Accompagnement du programme adapté d’histoire en première bac pro. Deuxième partie.


L’exploitation minière en Nouvelle-Calédonie de 1873 à nos jours 1

14 octobre 2010
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127 ko

Accompagnement du programme adapté d’histoire en première bac pro. Première partie.


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