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Le rôle de la Marine nationale dans la lutte contre la piraterie au large de la Somalie

lundi 27 août 2012

Cette production a été réalisée lors d’un atelier sur "le rôle de la Marine nationale dans la lutte contre la piraterie au large de la Somalie (ECJS 1ère et Géographie T. ES/L rentrée 2013) lors du stage "enseigner l’esprit de Défense", le jeudi 23 août 2012.

Animateur/référent : capitaine de corvette Pascal Tramoni ; rapporteur : Sophie Don.

Ressource complémentaire : web documentaire « Lutter contre la piraterie » : http://www.defense.gouv.fr/lutterContrePiraterieWeb/

Source : EMA

Problématique : Comment la France et l’UE assurent-elles la sécurité des échanges mondiaux dans un passage maritime stratégique ?

Place dans les programmes : activité adaptée aux élèves de 1ère générale à la convergence des programmes d’ECJS et de Géographie.

Cette étude peut aussi être adaptée aux nouveaux programmes de géographie de Terminales L/ES (applicables en 2013 en NC).

Démarche : proposer une étude de cas en 3 parties en confrontant les élèves à l’analyse de documents divers pour la maîtrise des phénomènes suivants :

  • Maritimisation des échanges.
  • Passage maritime stratégique.
  • La piraterie, une nouvelle forme d’insécurité.
  • Les « zones grises » de la mondialisation : instabilité profonde de la Somalie.
  • Opération Atalante : un savoir-faire français sous l’égide de l’UE.
  • Approche globale avec le dispositif Eucap Nestor.

I) LE PARADOXE D’UNE « ZONE GRISE » STRATÉGIQUE POUR LES ÉCHANGES MONDIAUX.

  • Découverte de la zone d’étude : la Corne de l’Afrique et le Golfe d’Aden un passage maritime mondial.
  • Étude des formes et techniques de la piraterie : présence d’un navire arrière avec des embarcations rapides (sans confort mais avec un moteur puissant) pour mener des attaques à l’aide de grappins et d’armes légères. Vulnérabilité particulière des navires à faible hauteur de franc-bord et/ou faible vitesse de déplacement. Difficulté de l’identification du navire arrière qui peut ressembler à un bateau de pêche commun de la région.
  • Temporalité du phénomène : il peut être permanent (source indispensable à la survie de certaines populations somaliennes) mais également épisodique (en lien avec les conditions climatiques plus ou moins favorables – phénomène de Mousson notamment).
  • Définition de la piraterie : selon la convention internationale de Montego Bay de 1982 il s’agit "tout acte illicite de violence ou de détention ou toute déprédation commis par l’équipage ou des passagers d’un navire, agissant à des fins privées, et dirigé contre un autre navire ou aéronef, ou contre des personnes ou des biens à leur bord" - et ne s’applique "qu’en haute mer" ou "dans un lieu ne relevant de la juridiction d’aucun État".

II) UNE PRÉSENCE FRANÇAISE ANCIENNE SOUS L’ÉGIDE DE L’UE DEPUIS 2008.

  • Identification de l’ancienneté de la présence française dans la région : implantations militaires françaises en République de Djibouti.
  • Identification des forces françaises déployées : opération Atalante (1 frégate + 1 avion de patrouille maritime de type ATL2, 200 militaires) + renforts ponctuels (bâtiments de passage).
  • Repérage et analyse des missions de l’opération :
    dissuasion avec les moyens français déployés ; surveillance de l’ « Internationally Recommanded Transit Corridor » couloir de navigation dans le Golfe d’Aden (les navires signalent leur approche sur un site internet sécurisé et leur protection est prise en charge par le dispositif) ; accompagnement des navires du programme alimentaire mondial (PAM) ; équipe de protection embarquée de fusiliers marins sur les navires français « vulnérables » (hors dispositif Atalante).
  • Importance du savoir-faire français dans une mission essentiellement de protection, la répression est difficile car elle nécessite un flagrant-délit très rare.
  • Évocation de la présence d’autres marines : (Russie, Inde, Chine) avec analyse de la spécificité de la mission Atalante qui propose une escorte de navires originaires de toutes régions tandis que les autres marines ont une approche plus nationale.

III) DES SUCCÈS MAIS UNE ACTION À DIVERSIFIER.

  • Bilan des actions de la marine française : une piraterie en diminution sensible.
  • Réflexion sur la nécessité de s’attaquer aux sources du phénomène : la faiblesse des pays riverains. Étude de la mission Eucap Nestor : mission civile et diplomatique visant à renforcer la capacité maritime de cinq États de la Corne de l’Afrique et de l’Océan Indien occidental. Cette mission montre la nécessité de dépasser le cadre strictement militaire dans la sécurisation d’une zone en envisageant une approche globale. Mise au point de partenariats stratégiques avec l’Organisation maritime internationale (OMI), l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Coopération humanitaire et coopération au développement.

L’objectif est de faire comprendre aux élèves la complexité du phénomène de la piraterie qui se nourrit des difficultés des États et qui appelle donc des solutions plus complètes au-delà du domaine militaire (diplomatique, humanitaire, aide au développement) pour stabiliser les situations politiques locales et aider les États riverains (Kenya, Somalie, Seychelles) à avoir la maîtrise de leurs eaux territoriales.
En Terminale, l’étude doit permettre une réflexion sur la place toujours importante des États dans la maîtrise de la mondialisation (la piraterie maritime forme un fléau important qui est, avec les années, devenu aussi une raison pour les puissances de se positionner par rapport aux voies maritimes tellement importantes pour le commerce. Car comme le remarquait W. Raleigh, à la fin du XVIème siècle : « Qui tient la mer, tient le commerce du monde, tient la richesse du monde : qui tient la richesse du monde tient le monde lui-même ») et montrer, pour faire un parallèle avec le programme d’histoire (thème 4 : les échelles de gouvernement dans le monde) que la gouvernance c’est aussi la maîtrise d’espaces dont on parle peu, les eaux internationales, et qui appellent des coopérations multiformes.


titre documents joints

Le rôle de la Marine nationale dans la lutte contre la piraterie au large de la Somalie

27 août 2012
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Un travail réalisé dans le cadre du stage "enseigner l’esprit de Défense" le jeudi 23 août 2012.


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