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HG/NC Le site académique d'histoire-géographie de Nouvelle-Calédonie

Le port de Nouméa : étude de cas et schéma

vendredi 8 juin 2012 par Christian GUITARD, Sophie DON

Les accompagnements du programme Eduscol

Question – Approches des territoires du quotidien

PROBLEMATIQUES

  • Quels acteurs aménagent aujourd’hui les territoires du quotidien ? A quelles échelles territoriales leur action s’inscrit-elle ? Quelles relations existent entre eux ?
  • Quels sont les grands enjeux de l’aménagement des territoires du quotidien ? Quels problèmes les acteurs qui le mettent en oeuvre cherchent-ils à solutionner ? Quels sont les objectifs de leurs politiques ?

Quelle étude cas choisir ?

Un aménagement est une réalisation menée par un ou des acteurs publics et/ou privés, destinée à un usage public, et qui modifie l’organisation ou l’utilisation de l’espace.
Les situations répondant à cette définition et pouvant être envisagées dans cette étude de cas sont de natures très diverses. Il peut s’agir d’aménagements dans le domaine du développement économique.

On privilégiera les aménagements donnant lieu à une réalisation concrète, leur inscription matérielle rendant le cas envisagé plus tangible pour les élèves.

Pour les mêmes raisons, il est préférable de choisir un aménagement déjà achevé ou en voie d’achèvement, plutôt qu’un projet qui, même bien avancé, n’aura pas le même caractère concret. L’étude d’un aménagement achevé présente par ailleurs l’intérêt de pouvoir en dresser un bilan. On évitera cependant les aménagements trop anciens, afin de susciter davantage l’intérêt des élèves et de trouver plus aisément des sources d’informations.

L’aménagement étudié doit être situé à proximité du lycée afin que l’étude de cas soit ancrée dans le quotidien des élèves et qu’elle soit évocatrice pour eux. Le territoire envisagé doit appartenir au bassin de vie dans lequel est situé l’établissement.

Comment mettre en oeuvre cette étude de cas ?

L’étude de l’aménagement local doit être menée sur 3 à 4 heures. Il existe deux façons de traiter cette étude de cas : soit en un bloc lors du traitement de cette question en début de programme ; soit en lançant le travail en début d’année et en le reprenant ensuite pour l’enrichir.

L’étude d’un aménagement local peut être menée en quatre moments principaux permettant d’envisager :

  • la présentation de l’aménagement choisi : sa nature, ses principales caractéristiques ;
  • les objectifs visés et le contexte dans lequel cet aménagement s’inscrit : les besoins qu’il vise à satisfaire, les spécificités de l’espace local qu’il prend en compte, les évolutions territoriales auxquelles il répond. On met ainsi en évidence les principaux enjeux auxquels cet aménagement est censé répondre ;
  • les acteurs impliqués et les débats suscités par l’aménagement : les personnes ou les groupes de personnes ayant participé à sa conception et à son financement (ex. : collectivités locales) mais aussi celles qui sont concernées par le projet sans en être responsables (ex. : entreprises, associations de citoyens), les relations entre ces différents acteurs (coopération, concurrence, conflit ...), les débats suscités par l’aménagement et le cadre dans lequel ils se sont exprimés (ex. : débat public préalable) ;
  • le bilan et les perspectives de cet aménagement (dans le cas d’une réalisation déjà achevée) : son usage, la réalisation plus ou moins complète des objectifs fixés, les transformations qu’il a induites dans l’organisation du territoire local, les autres réalisations par lesquelles il peut être éventuellement prolongé.

Certains cas d’aménagements locaux (ex. : création d’une infrastructure de transport ou d’une zone d’activités) se prêtent assez bien à l’élaboration de schémas synthétisant les différentes informations collectées et présentant les principaux enjeux mis en lumière lors de l’étude.

Thème 1. Géographie ― Comprendre les territoires de proximité

Chapitre 1 Un aménagement choisi dans un territoire proche du lycée

Quels acteurs aménagent aujourd’hui les territoires du quotidien ?

A) Étude de cas : le port autonome de Nouméa

1) Présentation : le port de Nouméa

Présentation de l’aménagement choisi : Sa nature, ses principales caractéristiques

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Source : site du port autonome de Nouméa

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Source : site du port autonome de Nouméa

2) le port de Nouméa : un aménagement complexe qui fonctionne à différentes échelles

Étude des différentes échelles : spécificité de l’échelle locale, impact à différentes échelles : hinterland à l’échelle de la Calédonie, échanges à l’échelle internationale, l’ensemble étudié à partir de l’importance du port de la SLN.

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Table de mouvement des navires
Source : port de Nouméa
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Le vraquier Cosmos Verde
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Le port industriel à l’échelle du territoire
Source : site de la SLN

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B) Les acteurs de l’aménagement des territoires

1) les acteurs

REPUBLIQUE FRANCAISE—TERRITOIRE DE LA NOUVELLE - CALEDONIE -CONGRES DU TERRITOIRE

DELIBERATION portant refonte des statuts du Port Autonome

La Commission Permanente du Congrès du Territoire de la Nouvelle-Calédonie, délibérant conformément aux articles 9-13° et 52 de la loi N° 88-1028 du 9 novembre 1988 portant dispositions statutaires et préparatoires à l’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie en 1998, a adopté les dispositions dont la teneur suit :

TITRE I - ORGANISATION GENERALE - ARTICLE 1er :

Le Port Autonome de Nouméa prend le nom de "Port Autonome de la Nouvelle Calédonie". Etablissement public territorial à caractère industriel et commercial (EPIC), il est doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière et de gestion.—Il est principalement chargé d’assurer l’administration, l’entretien et l’exploitation du Port de Nouméa, d’en gérer le domaine et d’y exécuter les travaux d’amélioration et d’extension. Il peut en outre intervenir sur l’ensemble du Territoire de Nouvelle- Calédonie en vue d’assurer l’administration, l’entretien et l’exploitation de tout autre ouvrage portuaire d’intérêt territorial, d’en gérer le domaine et d’exécuter les travaux d’amélioration et d’extension. (…)

TITRE II - CONSEIL D’ADMINISTRATION - ARTICLE 6 :

Le Conseil d’Administration du Port Autonome de la Nouvelle-Calédonie est composé comme suit :

  • 1ère catégorie : 6 élus (4 membres représentant le Congrès du Territoire désignés en son sein, ou leur suppléant ; 2 membres représentant le Conseil Municipal de Nouméa désignés en son sein, ou leur suppléant).
  • 2ème catégorie : 6 personnes désignées par l’Exécutif du Territoire soit en raison de leur compétence technique soit en raison de l’intérêt qu’elles présentent dans l’activité portuaire, permettant notamment la représentation (personnel de l’Etablissement Public ; des ouvriers du Port proposé par l’organisation syndicale la plus représentative en matière de manutention des marchandises des quais du Port ; du syndicat professionnel des Pilotes Maritimes ; des entreprises de manutention maritime).
  • 3ème catégorie : 6 personnes représentant les intérêts économiques (un représentant du Comité Economique et Social ; un représentant de la Chambre de Commerce et d’Industrie ; un représentant des titulaires de quais privés à usage industriel ; un représentant des armateurs ; un représentant des consignataires de navires ; un représentant des agents en douane et transitaires).

Les représentants de la deuxième catégorie et ceux de la troisième catégorie sont désignés par l’Exécutif du Territoire sur proposition des organisations professionnelles concernées. (…) -

2) Les relations entre acteurs

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Source : site du congrès

C) le bilan et les perspectives de cet aménagement

La dépense moyenne par escale à Nouméa est estimée à 4 851 F.CFP contre 3 035 F.CFP en 1999, soit une progression de près de 60% en une décennie. Dans les autres communes, toutes escales confondues, la dépense moyenne est estimée à 744 F.CFP contre 670 F.CFP en 1999, soit une progression de 11%. Les excursions et le shopping constituent plus de 80% des dépenses en ville comme aux îles.

À Nouméa, plus de 60% du budget est consacré aux excursions et près d’un quart au shopping, très loin devant les restaurants, les bars-cafés, ou les magasins d’alimentation (5,7%), les taxis ou les bus (3,2%) et la location de vélos ou d’automobiles (1,8%). En 10 ans, le budget réservé aux excursions a presque doublé (2 942 F.CFP contre 1 529 F.CFP, soit +92,4%).

Le Caillou puise dans cet immense marché principalement via la compagnie P&O Australia qui a pour projet d’effectuer entre 200 et 250 escales à moyen terme en Nouvelle-Calédonie. Le seuil des 200 000 croisiéristes pourrait ainsi être atteint en 2011. Des projections économiques effectuées auprès de la clientèle australienne établissent des taux de croissance annuels de 10% jusqu’en 2020.
L’armement P&O a ainsi renforcé sa flotte avec l’arrivée à l’Île-des-Pins fin 2009 d’un nouveau navire, le Pacific Jewel. Un paquebot semblable, le Pacific Pearl, devrait être mis en service prochainement dans le Pacifique Sud. À terre, le développement du secteur de la croisière passe nécessairement par l’amélioration des infrastructures d’accueil. À Nouméa, la zone portuaire située à l’entrée de la ville, devrait être aménagée afin que de plus gros paquebots, à plus forts tirants d’eau, puissent venir à quai. Par ailleurs, des packages “Fly and cruise” vont être commercialisés mi 2010 auprès de la clientèle calédonienne.

Source : ISEE

La 3ième partie de l’EC insiste sur le port de croisière et l’activité touristique.

Schéma du port de Nouméa


titre documents joints

Le port de Nouméa : schéma

8 juin 2012
info document : Powerpoint slideshow
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Le port de Nouméa : étude de cas

8 juin 2012
info document : PowerPoint
2.8 Mo

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