Votre navigateur ne lit pas le format Flash

HG/NC Le site académique d'histoire-géographie de Nouvelle-Calédonie

La ZAC de Dumbéa-sur-mer : étude de cas.

vendredi 20 avril 2012 par Romain PAULET

Place dans les programmes de géographie de 1ère générale :
Thème 1 – Comprendre les territoires de proximité ;
Approches des territoires du quotidien ;
Un aménagement choisi dans un territoire proche du lycée (étude de cas)

Sources :

- Site Internet de la ZAC Dumbéa-sur-mer.
- Site Internet de la province Sud.
- Site Internet de la ville de Dumbéa.
- Une vidéo de présentation de Dumbéa-sur-mer.

Problématique : Le territoire de proximité regroupe l’ensemble des lieux où s’accomplissent les actes de la vie courante : scolarité, travail, achats, loisirs, accès aux services, déplacements. Pourquoi et par qui la ZAC de Dumbéa-sur-mer, territoire de proximité des élèves du Lycée du Grand Nouméa, est-elle aménagée ?
En quoi l’aménagement de la ZAC de Dumbéa sur mer prend-il en compte à la fois les intérêts locaux et les grands enjeux du XXIème siècle ?

<carte_gis|zoom=14|type=hybride|control=small|latit=-22.202981274057784|lonxit=166.44235610961914>

Fiche d’activité

1- Un aménagement de proximité

Objectif : décrire un aménagement dans un territoire de proximité.

Notions : aménagement, ZAC

Document 1. Localisation des équipements programmés dans la ZAC de Dumbéa-sur-mer.

JPEG - 55.9 ko
Source : Site de la ville de Dumbéa

a- Décrivez le site de la ZAC de Dumbéa-sur-mer.

b- Schématisez les aménagements de la ZAC en indiquant l’axe routier principal, les zones d’habitations déjà construites, les zones d’habitations en projet, le médipôle et les autres infrastructures en projet.

2- Les objectifs de cet aménagement

Objectif : montrer quels sont les enjeux de cet aménagement et comment il prend en compte une gestion durable du territoire.

Notion : développement durable

Document 2. La ZAC de Dumbéa-sur-mer

Le projet de Dumbéa-sur-mer s’inscrit en continuité de l’extension urbaine de la ville de Nouméa en se développant le long de la baie de Koutio sur 500 ha. Cette zone représente une réserve foncière importante du côté non encore urbanisé de la Savexpress qui permettra à la commune de Dumbéa de disposer d’une façade maritime (qui nécessitera le remblaiement de 20 ha de mangrove). Trois échangeurs disposés sur la Savexpress permettront la circulation de part et d’autre de l’axe routier.
Dumbéa-sur-mer fait le lien entre deux autres ZAC sur le territoire communal : au sud, la ZAC du Centre Urbain de Koutio (CUK, 20 ha, 1 200 logements, le lycée du Grand Nouméa, la médiathèque…) destinée à être le coeur de ville avec de grands équipements et une mixité de commerces et d’activités, et au nord la ZAC Panda associant activité et habitat (300 ha, 300 logements, 300 à 400 lots d’entreprises) en « complément » de la zone de Ducos .
À l’échelle de l’agglomération, la ville de Dumbéa et particulièrement la ZAC de Dumbéa-sur-mer absorberont une part importante de la croissance démographique à venir.
La SECAL est chargée de l’aménagement de l’ensemble de la zone pour un montant de 29 milliards FCFP qu’elle équilibrera avec la vente des droits à construire. Dumbéa-sur-mer devrait comprendre de nouveaux logements, y compris ceux déjà construits dans le périmètre :
- la Dorade : 437 logements.
- Brigitte : 308 logements construits par le FSH.
- FSH : 70 logements.
- À construire : 5185 logements.

Pour les 6 000 logements, la densité sera relativement faible puisque 10 logements à l’hectare sont prévus sur l’ensemble de la ZAC en tenant compte des possibilités offertes par le relief.
Leur construction sera financée pour une part importante par la défiscalisation (80%) et le contrat de développement (20%). Ce dernier finance les opérations d’habitat social portées par les opérateurs suivants :
- La SEM Agglo (tranche 2007) : opération Takutéa 1 et 2.
- La SEM Agglo (tranche 2008) : opération Takutéa 1b et 2b.
- La SIC (tranche 2007) opération Tamina et Maracanga.

Les équipements prévus concerneront :

  • la construction d’une nouvelle station d’épuration en extension à l’existante ;
  • la construction de 2 collèges et 5 groupes scolaires ;
  • des installations publiques municipales ;
  • des maisons de quartiers et maisons pour associations ;
  • une promenade littorale de découverte sera aménagée.

Document 3. Premiers habitants à Dumbéa-sur-mer

Chauffe-eau solaires

Des pistes cyclables, des chemins piétonniers aménagés, 14 km de promenade littorale, des espaces et des terrains de jeux, une salle omnisport, voire une base nautique, verront ainsi le jour au cours des prochains mois. Le tout en préservant une centaine d’hectares de mangrove et la forêt sèche environnante. Parallèlement, les logements sociaux seront systématiquement équipés de chauffe-eau solaires. Et, dixit le directeur de cabinet du président de l’assemblée de la province Sud, « un effort particulier sur les transports sera réalisé ». Avec, notamment, la mise en place de plus de 4 km de voie de transport en commun en site propre (TCSP). En attendant, grâce à l’aide de la Province, une première ligne de Carsud dessert le seul quartier habité de la zone. Et La Savexpress sera bientôt raccordée, soulageant du même coup la rue Becquerel qui supporte aujourd’hui la totalité de la circulation de Dumbéa-sur-mer.

Respect du passé et de la nature

Pour Georges Naturel, le maire de Dumbéa, « le souci premier est de faire en sorte que les habitants soient satisfaits ». L’État, par la voix du commissaire délégué, a quant à lui réaffirmé son soutien, parlant d’« enjeu d’agglomération » et d’« enjeu de pays », « dans le respect du passé et de la nature ». Les coutumiers, notamment représentés par Eugène Togna, le représentant du GDPL Waka, ont pour leur part rappelé qu’ils étaient là « pour accompagner le projet », mais aussi pour appeler à la plus grande vigilance. « Nous sommes très sensibles à l’environnement et nous sommes voisins de la Zac. En 14 ans, notre propriété a brulé cinq fois et, à chaque fois, entre 50 et 100 ha ont été détruits. Nous demandons donc à tout le monde de faire très attention. » S’adressant aux premiers locataires, Yves Lemaistre devait conclure : « Le chantier sera long. Il vous faudra être patient, mais vous ne serez pas déçus. Sachez que la Province est là et qu’elle soutient cette opération : nous la mènerons à terme en partenariat avec la commune de Dumbéa. »

Texte Christine Allix, site de la province Sud.

c- Document 2. Relevez dans le texte à quelles attentes répond la ZAC de Dumbéa-sur-mer.

d- Document 3. Montrez que cet aménagement s’inscrit dans la politique du développement durable.

3- Les acteurs de cet aménagement

Objectif : repérer quels sont les acteurs impliqués dans cet aménagement : « les personnes ou les groupes de personnes ayant participé à sa conception et à son financement (ex. : collectivités locales) mais aussi celles qui sont concernées par le projet sans en être responsables (ex. : entreprises, associations de citoyens), les relations entre ces différents acteurs (coopération, concurrence, conflit ...) » (ressources Éduscol).

Notions : financement, GDPL

e- Documents 2 et 3. Quels sont les acteurs qui interviennent dans cet aménagement ?

++++Fiche professeur

Les caractéristiques de ce territoire de proximité sont :

- Une population importante : Dumbéa est la 3ème commune de la Nouvelle-Calédonie après Nouméa (97 500 habitants) et Mont Dore (25 600), avec 24 103 habitants.
- C’est une ville dynamique, en croissance démographique : « c’est plus d’une centaine d’enfants, 7 classes et 1 école de plus que l’an passé. Cette augmentation s’explique par le nombre croissant d’habitants » (Le Dumbéa, Bulletin d’information municipal de Dumbéa, n° 23, février-mars 2012).
- Il existe trois ZAC (zone d’aménagement concerté) sur la commune :
o ZAC du CUK au Sud (centre urbain de Koutio), le coeur de ville avec le LGN, le centre commercial Kenu In, la médiathèque, 1 200 logements…) ;
o ZAC Panda au Nord (activité et habitat) ;
o ZAC de Dumbéa-sur-mer, la plus grande ZAC de France : 6 000 logements, 2 collèges, 5 groupes scolaires, des maisons de quartiers, un stade, un gymnase, deux mises à l’eau, le médipôle (600 lits, 360 millions € soit 42 958 800 000 FCFP)… Cette dernière ZAC étant destinée à absorber l’essentiel de la croissance démographique de l’agglomération nouméenne dans les années à venir.
- La construction doit aller de pair avec le respect de la nature (mangrove, forêt sèche, plantes très rares, plantes endémiques).
- Proximité des axes de communication, même si des échangeurs sont à construire. Situation entre Nouméa et l’aéroport de la Tontouta.
- Un budget censément à l’équilibre : auto-financement du projet par la vente de terrains aux privés (particuliers et promoteurs).

Les objectifs d’aménagement de ce territoire sont :

- Permettre l’absorption de la croissance démographique de l’agglomération nouméenne (2 Calédoniens sur 3).
- Concilier espaces privés et publics, une urbanisation qui doit prendre en compte le respect de l’environnement (chauffe-eau solaires, photovoltaïque, préservation de la mangrove et de la forêt sèche, pistes cyclables, espaces verts, transports collectifs).
- Respect du passé, prise en compte des droits coutumiers.
- Une ville qui facilite la vie (services de proximité…)
- Autofinancement du projet.

En ce qui concerne le mode de financement d’une ZAC, c’est son dossier de réalisation qui la valide à son commencement et en détermine la durée, annonce son budget assorti d’un programme de travaux, en particulier concernant les réseaux de voiries et certains équipements publics. Le principe de financement des ZAC repose donc sur de l’autofinancement. Le budget doit être équilibré : les recettes sont issues des ventes de terrains viabilisés aux promoteurs privés, les dépenses d’un montant égal représentent le coût de réalisation des voiries et réseaux, auquel s’ajoute la construction des équipements déterminés dans le dossier de réalisation de la ZAC. Si l’opération s’avère déficitaire à la fin de la période de réalisation, la collectivité qui porte la ZAC doit compenser sur ses fonds propres le déficit financier.

- Permettre le développement de la Nouvelle-Calédonie : rôle de la SECAL

La SECAL a été créée en 1971, à l’initiative de l’État, pour la mise en oeuvre des plans d’équipement et de développement des territoires relevant du Ministère de la France d’Outre-mer avec pour objet social de « procéder en Nouvelle-Calédonie à l’aménagement de zones urbaines, industrielles ou touristiques et à des opérations immobilières ».
La Secal se voit confier depuis la réalisation de multiples missions au service du développement de la Nouvelle-Calédonie. Sa parfaite connaissance du territoire, son savoir-faire et la compétence de ses équipes lui permettent de donner une réponse adaptée aux problématiques et aux enjeux de la vie urbaine et rurale en Nouvelle-Calédonie à travers les métiers de l’aménagement (développement économique et logement), de la construction d’équipements d’infrastructures et de superstructures, et de l’habitat social.
La SECAL est une Société Anonyme d’Economie Mixte, entreprise régie par le code du commerce dont le rôle est d’intervenir au service des collectivités pour satisfaire l’intérêt général. Elle se voit confier la réalisation de multiples missions pour procéder au développement de la Nouvelle-Calédonie.

Les acteurs qui interviennent sont :

- La commune de Dumbéa.
- La SECAL, société d’équipement de la NC. Créée en 1971 à l’initiative de l’État, c’est une SAEM (société anonyme d’économie mixte) dans laquelle les collectivités locales sont partie prenante à travers leur prise de participation dans le capital de la SECAL (NC, provinces, communes de Nouméa, Païta, Mont Dore, Dumbéa, communes limitrophes en fait, mais aussi l’État français et des acteurs semi privés : la BCI qui est une SAEM).

Donc :

- Les communes limitrophes
- Les provinces
- Le territoire
- Le gouvernement français
- Les coutumiers (le GDPL Waka : groupement de droit particulier local. Les représentants des clans de Dumbéa se sont rassemblés dans une société, afin d’obtenir des marchés publics dans la commune. Notamment dans les lotissements en chantier sur le littoral, ou lors du futur aménagement des squats).

Conclusion :

Afin de permettre la poursuite du développement économique de la Nouvelle-Calédonie, différents acteurs interviennent sur le territoire de proximité des élèves du Lycée du Grand Nouméa en tenant compte des réalités et spécificités locales, tout en ayant en tête le nécessaire respect de l’environnement, sans lequel il n’est pas de développement durable possible.

Romain Paulet, professeur d’histoire-géographie, Lycée du Grand Nouméa


titre documents joints

La ZAC de Dumbéa-sur-mer (1/2)

20 avril 2012
info document : PDF
211.8 ko

Etude de cas


La ZAC de Dumbéa-sur-mer (2/2)

20 avril 2012
info document : PDF
135.4 ko

Fiche professeur


Contact | Statistiques du site | Espace privé | | Visiteurs : 1924 / 456657 Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Enseigner  Suivre la vie du site Lycée  Suivre la vie du site Première   ?