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Les sociétés océaniennes face à la mondialisation

samedi 23 avril 2011

++++Commentaire

I- Les sociétés océaniennes sont touchées tardivement et inégalement par la mondialisation

Documents 1- 3- 4

Ces documents illustrent l’impact de la mondialisation en Océanie : urbanisation et intégration aux échanges dans un contexte insulaire.

Document 2 : allocution de Jacques Chirac, Président de la République à l’occasion de l’inauguration du Musée du Quai Branly à Paris, le mardi 20 juin 2006

L’inauguration du musée du Quai Branly s’est déroulée en présence d’une centaine d’invités et Jacques Chirac l’a inauguré après cinq ans de travaux. Le Musée est conçu par l’architecte Jean Nouvel et expose 3500 objets d’une collection qui en comprend 300 000.
Il est prévu une douzaine d’expositions temporaires issues de l’ancien musée d’Afrique et d’Océanie. Le projet du musée date de 1992 et provient de la rencontre entre J. Chirac et le marchand d’art Jean Kerbache. Jacques Chirac, président de la République en 1995, décide un an plus tard de lancer ce projet. Les collections viennent du musée des Arts d’Afrique, d’Amérique et d’Océanie.
Ce musée est une « terre » de dialogue et de rencontre des cultures. Il se veut être une reconnaissance des peuples autochtones. Lors de son inauguration, on évoque déjà une élaboration des droits des peuples autochtones à Genève, votée à New-York le 13/09/07.
Ce musée est une reconnaissance et un hommage à l’apport culturel et artistique des peuples premiers.

II- La mondialisation peut provoquer des ravages sur l’environnement et l’organisation des sociétés océaniennes

Document 5 : Nauru, une île en perdition

Nauru, île du Pacifique, est la plus petite république indépendante de la planète, avec une superficie de 21 km2 et 12 570 habitants en 2003. Elle a accédé à l’indépendance en 1968. En 1900, un géologue de Sydney découvre que l’île est exceptionnellement riche en guano, excréments accumulés par les oiseaux, d’une grande teneur en phosphates. L’exploitation minière débute dès 1907. A la fin de la Première Guerre mondiale, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Grande-Bretagne se voient confier la tutelle conjointe de Nauru par la SDN. Aussitôt l’exploitation des phosphates s’intensifie.
Après la Seconde Guerre mondiale, le mandat de tutelle est attribué au Commonwealth, mais la réalité du pouvoir est en fait entre les mains de la British Phosphate Corporation, jusqu’à la vente de ses droits à la compagnie nationale Nauru Phosphate Corporation lorsque l’île accède à l’indépendance. Le nouveau gouvernement accélère l’exploitation des phosphates, dont la production s’élève alors à deux millions de tonnes par an. Trois décennies plus tard, la plus grande partie de ces ressources a été exportée et aujourd’hui, l’Etat est sinistré, au bord de la faillite car 90 % de la surface ont été exploités et l’île n’est plus en mesure de subvenir aux besoins des habitants.

Document 6 : inégalité socio-spatiales en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Ville fondée en 1883, complètement détruite durant la bataille de la mer de Corail en 1942, elle devient la capitale du territoire de la PNG alors sous administration australienne. Lors de l’indépendance du pays en 1975, la ville connaît de nombreuses rénovations et même la création de nouveaux quartiers tels celui de Waigani où se situe le siège du gouvernement. Elle compte 254 158 habitants mais c’est une ville peu dense, aux quartiers éparpillés et aux maisons installées le long de routes sinueuses, sur le versant nord avec, près du port, quelques tours de bureaux et ministères qui émergent, et au sud les riches résidences avec vue sur la plage de Ela. La ville souffre actuellement de dégradation, pauvreté et insécurité. Elle est la cinquième ville la plus dangereuse du monde (avec 150 meurtres par an).Cette violence est liée aux changements brutaux issus d’une urbanisation accélérée. Des milliers de jeunes déracinés se sont constitués en bandes antagonistes, les « raskals », ce qui donne lieu à des affrontements violents. C’est pourquoi, à côté des quartiers pauvres, d’habitat précaire, les quartiers riches sont enfermés derrière des murs recouverts de fils barbelés et gardés par des agents de sécurité et des grilles électrifiées.
Port Moresby reflète les difficultés du pays tout entier, classé parmi les PMA de l’Océanie.

Document 7 : Problèmes alimentaires dans les Etats d’Océanie

Face au problème alimentaire, les dirigeants réagissent en appelant la population à intensifier la culture des denrées alimentaires locales. Mais à court terme, il est peu probable que la production agricole océanienne puisse augmenter sensiblement, donc il convient de relativiser l’accès à l’autosuffisance alimentaire difficilement réalisable.
Par contre, d’autres mesures peuvent compléter cette voie, comme l’abaissement des droits de douane à l’importation et des livraisons d’urgence de produits alimentaires à des communautés vulnérables en particulier aux effets du changement climatique auxquels vont être soumises certaines îles et atolls en particulier Tuvalu et Kiribati : l’accélération de l’érosion du littorale et la contamination de la nappe aquifère due à la pénétration de l’eau salée porteront atteinte à la production alimentaire. Enfin, on peut rajouter que le réchauffement des océans et le blanchissement des coraux entraîneront une réduction de la productivité des pêcheries côtières dont dépendent de nombreuses populations insulaires.

Document 8 : les réfugiés climatiques

Commentaire sur les sources : la caisse des dépôts et consignation est une institution financière publique française, placée sous le contrôle direct du parlement. Novethic est une filiale de la CDC, un média expert en développement durable.
Situé à deux heures d’avion des îles Fidji, Tuvalu est un archipel composé de neuf îles dont l’altitude moyenne ne dépasse pas trois mètres au-dessus du niveau de la mer. Il est le premier État menacé d’ici 50 ans par la montée des eaux résultant du réchauffement climatique. Mais ce réchauffement a déjà des impacts sanitaires graves pour la population de Tuvalu. En effet, la remontée des eaux de mer dans les terres, réduit les espaces cultivés, par contre, les importations de produits alimentaires, très chers, augmentent.
L’association Alofa Tuvalu a été créée afin de protéger la population, la culture et la terre de Tuvalu de la submersion. Elle a reçu le soutien des institutions françaises, le ministère des affaires étrangères a créé par exemple un Fonds Pacifique. Le problème est au cœur des échanges dans le cadre des sommets France-Océanie. La France plaide notamment pour un statut de « réfugié climatique » difficile à définir par la convention de Genève. Elle a proposé son aide dans le cadre d’une expertise mais aussi dans le domaine financier.

III- Mais les sociétés océaniennes s’efforcent de s’adapter à la mondialisation, transformant les villes et valorisant leur culture

Document 9 : les populations urbaines, l’exemple des Maoris en Nouvelle-Zélande

Les Maoris, sont les populations autochtones polynésiennes installées par vagues successives en Nouvelle-Zélande. Ils sont actuellement plus de 600 000 sur une population totale de 4 186 900 habitants. La diaspora comprend environ 90 000 personnes dont une grande majorité en Australie).
Après les deux Guerres mondiales, les Maoris ont quitté en masse leurs terres qui ne permettait plus de subvenir à leur besoin. Aujourd’hui la société Maori est presque totalement urbaine alors que 11% seulement vivaient en ville en 1936. Pour cette population l’enjeu premier est alors de créer en ville des structures maories afin de remplacer ou de soutenir le système tribal établi à la campagne.

Documents 10 et 12

Ces 2 documents visent à montrer les progrès réalisés en matière d’intégration de la culture kanak et océanienne en Nouvelle-Calédonie.
La robe « mission » n’est pas à issue de la culture kanak, elle a été importée par les missionnaires au XIXème dans le Pacifique. Les femmes océaniennes l’associent néanmoins aujourd’hui à leur culture. Des couturiers les mettent en valeur, des défilés sont organisés, elles sont aussi intégrées à des projets pédagogiques.
Depuis une dizaine d’années les sculptures kanak connaissent un véritable engouement auprès du publique, La mairie de La Foa, une commune rurale de la côte ouest de la Nouvelle-Calédonie, a été la première à créer un espace dédié à ces œuvres monumentales. Elles sont réalisées par des artistes de tout l’archipel et ornent la place du village. Diverses manifestations sont également organisées sous le kiosque à musique. Deux monuments complètent l’ensemble : le monument Gally Passebosc, du nom du colonel qui trouva la mort lors de l’insurrection kanak de 1878, et le monument des Pionniers, dédié aux colons libres et concessionnaires pénaux, celles et ceux qui ont participé à la construction du pays.

Document 11 : l’art « cadastral » des aborigènes

Dans cet article, l’art aborigène est reconnu dans le monde entier et les artistes exposent partout en Europe, y compris dans les salles de ventes d’art les plus courues, huppées de la planète.
L’article fait l’éloge de John Mawrndjul, artiste aborigène de 55 ans, natif de la terre d’Arnhem (Australie, voir photo jointe), spécialiste de la peinture sur écorce faite de motifs hachurés et qui a contribué avec sept autres artistes aborigènes à décorer les façades et plafonds du musée du Quai Branly. John a créé le plafond de la librairie et un tronc creux qui semble soutenir le musée tout entier

Sotheby : grande maison anglo-saxonne de ventes aux enchères d’œuvres d’art.

++++Synthèse

Se reporter à la réponse organisée produite pour la fiche 7 (les sociétés océaniennes face à la mondialisation culturelle).


titre documents joints

Les sociétés océaniennes face à la mondialisation.

23 avril 2011
info document : PDF
23.7 ko

Fiche 4- géographie terminale PP. 112-115.


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