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HG/NC Le site académique d'histoire-géographie de Nouvelle-Calédonie

L’Océanie intertropicale

mercredi 14 juillet 2010 par Cyril MORAT

1 - L’Océanie intertropicale

Notions : Circumpacifique, C.P.S., dépendance, disparités, ensemble insulaire, surinsularité,
éclatement, liens, Pacific Way, périphérie, ultra-périphérie, Z.E.E.

Commentaire

Il s‘agit de définir l‘espace dans lequel se situent les territoires français du Pacifique et plus
précisément la Nouvelle-Calédonie :

L‘espace océanien regroupe plusieurs milliers d‘îles (3 000 seulement portent un nom). Ces
multiples archipels se positionnent de part et d‘autre de l‘Equateur comme de la ligne de
changement de date. A cette particularité vient s‘ajouter le fait que l‘Océanie est —coincée“ au
centre (mais d‘une certaine manière à la périphérie) d‘un espace Pacifique plus vaste, théâtre
d‘échanges économiques, financiers, humains, aux dimensions planétaires.

Ces îles océaniennes possèdent de nombreuses caractéristiques communes mais également
des différences notables. La caractérisation de ces différents aspects permettra de mettre en
évidence le fait que l‘Océanie est un espace à part.

Présentation du sujet d’étude et mise en oeuvre

Le Pacifique est un espace —double“ où se
côtoient deux réalités différentes. A la
marge on trouve des acteurs de poids du
monde économique (Etats-Unis, Japon,
Australie) entre lesquels existent de très
importants flux humains, monétaires,
informationnels. Au centre, les îles et
archipels de l‘Océanie intertropicale qui
sont à l‘écart de ces flux, à la périphérie de
la mondialisation en marche dans la région.
Les notions de centre et de périphérie
prennent ici un sens particulier. Ce chapitre
a pour but de mettre en valeur cette dualité
spatiale.
Les îles et archipels de l‘Océanie
intertropicale forment des espaces
extrêmement éclatés, discontinus. Ce
morcellement entraîne de nombreuses
conséquences à l‘intérieur même de ces
Etats, dans les relations entre Etats
océaniens, dans les relations avec les autres
grandes régions de la planète.

L‘approche choisie reste relativement
classique. Elle consiste tout d‘abord à
présenter rapidement le contexte général
dans lequel on peut isoler ces espaces
insulaires, à savoir le —Bassin Pacifique“
en tant que lieu central d‘échanges
économiques et humains. On aborde par la
suite de façon plus précise l‘étude de ces
îles en commençant par une présentation
rapide de leurs caractéristiques physiques
(différentes origines géologiques,
superficies…) et humaines (jeunesse de la
population, forte croissance
démographique et économique…). Une
rapide présentation économique ne sera pas
négligée. Elle devra faire apparaître une
inégale répartition des ressources minières
(or, nickel, cuivre, hydrocarbures), faire
surgir la question des zones économiques
exclusives, de la diversification des
activités industrielles et agricoles, de
l‘exploitation du bois sous toutes ses
formes (bois précieux, coprah…). Puis une
attention particulière sera portée sur
l‘approche géopolitique régionale de ces
îles et archipels. Cela répond à la nécessité
de rendre explicite les modalités de
fonctionnement des principales
organisations présentes dans l‘espace
océanien (Secrétariat général de la Communauté du Pacifique appelée encore
Commission du Pacifique Sud en
Nouvelle-Calédonie, Forum du
Pacifique…). Un éclaircissement de ces
différents points est conseillé pour
permettre aux élèves de mieux appréhender
la réalité administrative et géopolitique de
l‘Océanie intertropicale (Pacific Way).

Cela permet également de faire émerger les
grandes problématiques concernant cet
espace, à savoir les problèmes liés à
l‘éloignement (par rapport aux métropoles,
entre les îles d‘un même Etat), la mise en
évidence d‘une ou des insularités, de la
position périphérique voir ultra-
périphérique de ces archipels. Il
conviendra alors de conclure en
s‘intéressant aux perspectives d‘avenir,
qu‘elles soient humaines, économiques,
géopolitiques…
Développer ces différents aspects
permettra de s‘interroger sur la place
actuelle, et surtout future, de l‘Océanie
intertropicale. A l‘heure de la
mondialisation, cet espace est-il condamné
à rester à la marge des grands
bouleversements de notre société ?

Mise en œuvre : 2 heures

MISE AU POINT SCIENTIFIQUE

Présentation générale :

Le Pacifique est l‘océan le plus grand et en même temps l‘unité géographique la plus
vaste du système monde. Il a une superficie comprise entre 165 et 181 millions de km× (plus
de 300 fois la France, plus de 9000 fois la Nouvelle-Calédonie), sa profondeur maximale
atteint 11 521m et sa profondeur moyenne est de 4 300m [1]. Si l‘on considère les aspects
physiques de cet espace, on ne peut que constater une grande activité. Celle-ci se manifeste
tant au niveau géologique (« ceinture de feu » du Pacifique, volcanisme de « points chauds » à
l‘origine des Iles Hawaï ou des Iles Marquises, tremblements de terre…), qu‘au niveau
météorologique (cyclones tropicaux, El Nino…).

D‘un point de vue anthropique, on peut considérer que le Pacifique est un espace
pluriel pouvant se décomposer en deux parties antagonistes : le —Bassin Pacifique“ d‘une part
et l‘Océanie intertropicale d‘autre part.

LE BASSIN PACIFIQUE :

Cet espace englobe les façades littorales des pays riverains. Il est aujourd‘hui aussi
central qu‘incontournable d‘un point de vue humain, économique et politique. En effet, en
bordure de ce vaste espace maritime apparaissent des Etats tels que le Canada, les Etats-Unis,
le Mexique, le Japon, la Chine, la Russie, les pays du sud est asiatique, l‘Australie et la
Nouvelle-Zélande. Cet ensemble regroupe aujourd‘hui environ 2 milliards d‘individus
(beaucoup plus si l‘on comptabilise la population totale des pays riverains). D‘un point de vue
économique, le Pacifique tient une importance capitale sur les marchés mondiaux. Tout
d‘abord on retrouve en son sein deux des trois pôles de la Triade (Etats-Unis, Japon). En
parallèle à ces deux pôles, on ne peut que constater l‘importance prise par les NPI d‘Asie du
Sud Est (les « Dragons », les « Bébés Tigres »….). Ces pays, même s‘ils ont vu leur
croissance fortement atteinte par la crise de la fin des années 1990, n‘en restent pas moins des
partenaires économiques de poids sur la scène internationale. On peut difficilement passer
sous silence le poids grandissant de la Chine, dont l‘ouverture progressive au capitalisme
combinée à un marché intérieur gigantesque offre des perspectives économiques alléchantes.

Enfin, il ne faut pas négliger la place de l‘Australie et dans une moindre mesure de la
Nouvelle-Zélande qui tiennent une place importante dans les échanges du Bassin Pacifique
(minerais, agriculture). Ce dynamisme économique et humain se manifeste par une
intensification des échanges trans-pacifiques et trouve un relais au niveau des organisations
internationales (ASEAN, ALENA) qui tendent à homogénéiser de plus en plus cet espace.
Des accords d‘autre nature tendent à homogénéiser l‘espace (l‘ANZUS, traité militaire
unissant l‘Australie, la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis en a été un exemple, même si la
Nouvelle-Zélande n‘en fait plus partie depuis le milieu des années 80).

L’OCEANIE INTERTROPICALE :

Présentation générale

Autant les pays composant le Bassin Pacifique sont considérés comme étant en marge
de l‘espace Pacifique, autant les îles composant l‘Océanie intertropicale constituent le
véritable centre géographique et le « ventre mou » du Bassin Pacifique.

Le Pacifique insulaire intertropical est composé de 22 entités politiques. Ces pays et
territoires représentent 550 400 km2 de terres émergées disséminées sur une superficie
maritime totale de 31 millions de km2. La Papouasie-Nouvelle-Guinée est de loin l‘île la plus
grande en représentant à elle seule plus des quatre-cinquièmes de la surface totale. Signe
d‘une très grande disparité, certains territoires tels que Tuvalu ou Tokelau ont des superficies
émergées de l‘ordre de 30 km2 [2]

Sur le plan géologique on trouve trois types de structures qui permettent de
différencier ces milieux insulaires :
- les formations serpentines complexes (Papouasie-Nouvelle-Guinée,
Nouvelle-Calédonie) : les archipels qui composent ce groupe disposent des plus grandes
réserves d‘espace ainsi que des ressources naturelles les plus riches (Or, Nickel, Bois…). Ils
ont connu les premiers mouvements migratoires en provenance d‘Asie. Ces mouvements se
sont déroulés en plusieurs vagues très espacées, avec pour conséquence la mise en place d‘une
grande diversité linguistique et culturelle.
- les structures volcaniques hautes (Tahiti, Rarotonga) : les îles qui composent
ce groupe appartiennent au triangle polynésien (Nouvelle-Zélande, Hawaï, Ile de Pâques).
Une des caractéristiques de ces archipels est, à quelques exceptions près, leur très grande
dispersion géographique (îles de la Société). Ils ont connu la seconde vague migratoire de
l‘Ouest à l‘Est du Pacifique.
- les atolls coralliens (Tuamotu, îles Marshall). Les surfaces émergées de ces
îles ou atolls sont très limitées. Les ressources sont quasi-inexistantes (milieux très
contraignants : manque d‘eau, de sols arables). Autre handicap de taille, ces archipels
souffrent d‘une dispersion encore plus accentuée que dans le cas de la Polynésie. Ainsi un
archipel comme Kiribati compte une superficie de 699km× pour 33 îles réparties sur 5 millions
de km× océaniques. [3] Ces îles et archipels ont connu la dernière vague migratoire du Pacifique.

Il y a lieu de s‘interroger aujourd‘hui sur la répartition classique en aires culturelles
mélanésienne, polynésienne, micronésienne.

La population

Le Pacifique insulaire compte une population d‘environ 8 millions d‘habitants (dont 4,5
millions pour la seule Papouasie-Nouvelle-Guinée). Le taux de croissance très élevé des
populations est une caractéristique à peu près commune à toutes ces îles. Il n‘est pas rare de
trouver des archipels dont plus de 50% de la population a moins de 20 ans. Trois modèles de
transition démographique se détachent :
le modèle démographique des pays développés que connaissent les îles
Hawaï
un modèle intermédiaire où la mortalité est inférieure à dix pour mille mais
avec des taux de natalité restant très élevés (souvent supérieurs à vingt cinq pour mille
- on peut expliquer ces données par la conjugaison de structures médicales de bonne
qualité avec une démographie jeune. On peut regrouper dans cette catégorie une
grande partie des pays du Pacifique -
un troisième modèle s‘appliquant principalement à la Papouasie-Nouvelle-
Guinée, aux Salomon et à Vanuatu. Ces trois pays ont des modèles de croissance
proches des pays du Tiers Monde avec une natalité et une mortalité très forte (premier
stade de la transition démographique)

Une autre caractéristique humaine est une constante générale en Océanie : les migrations. Le
peuplement du Pacifique s‘est inscrit dans ce processus il y a plusieurs milliers d‘années.
Aujourd‘hui les motivations sont différentes. Elles concernent essentiellement les migrations
de travail caractérisées de deux façons : les migrations inter-insulaires et les migrations
internationales. Les premières portent sur des nombres restreints et ont pour destination un
autre pays océanien (Wallisiens en Nouvelle-Calédonie dans les années 1950, ressortissants
de Tuvalu qui migrent vers Nauru pour travailler dans les mines de phosphate). Les secondes
sont à destination des grands pays industrialisés du « Bassin Pacifique » (Etats-Unis,
Australie, Nouvelle-Zélande, Canada). Ces migrations concernent environ 500 000 personnes
en totalité. Ce nombre peut paraître faible en valeur absolue mais peut atteindre des
proportions importantes à l‘échelle de la population d‘une île ou d‘un archipel (ex : les deux
tiers des Wallisiens vivent hors de Wallis).

L’économie

En schématisant, on peut résumer les productions et ressources insulaires à ces trois mots :
« pêche, minerais et cocotiers » [4] . L‘aspect insulaire, omniprésent en Océanie, renforcé par
d‘immenses zones économiques exclusives (Z.E.E.), est une des raisons qui explique le
développement de la pêche. Celle-ci est souvent de caractère artisanal, mais peut être de
forme hauturière dans ces îles. Il se développe en parallèle une production maritime destinée à
la récolte (coquillages, crustacés, nacres, huîtres perlières, holothuries…). Pour la pêche
hauturière, les petits pays insulaires n‘ayant pas les moyens d‘entretenir une flottille passent
souvent des accords avec des puissances riveraines (Etats-Unis, Taiwan, Japon) puis des
entreprises mixtes (joint-ventures) peuvent être mises en place. Les Samoa américaines, le
Vanuatu, les Salomon, la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont particulièrement développé ce type
d‘association.

Le minerai représente une autre ressource importante. On le trouve principalement dans
l‘Ouest de l‘Océanie. Le cuivre, l‘or, les hydrocarbures, le nickel, le chrome sont les
principales ressources exploitées, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Nouvelle-Calédonie
notamment. D‘autres îles tirent leur richesse de l‘exploitation du phosphate comme par
exemple à Nauru où l‘exploitation est en train de ronger l‘île). Il est bon de signaler que de
nombreux Etats de l‘Océanie intertropicale possèdent des richesses potentielles en minerais
avec la présence dans leurs eaux territoriales des fameux nodules polymétalliques (riches en
manganèse et en cobalt). Mais ceux-ci restent pour le moment encore peu exploitables en
raison de coûts trop importants. Et il y a également des réserves d‘ hydrates de carbure.

La dernière ressource importante est l‘exploitation des cocotiers. Cette exploitation se réalise
sous forme de coprah (Vanuatu, Papouasie-Nouvelle-Guinée), d‘huile de coco (Polynésie
française, Fidji), de crème de coco ou de pulpe déshydratée (Samoa occidental, Tonga). En
parallèle à cette culture du coco on trouve une production sucrière (Fidji, Hawaï), de bois
d‘Œuvre, de café, de cacao (Papouasie-Nouvelle-Guinée), de fruits (Cook, Tonga, Niue,
Samoa occidental). Dans le domaine agricole on constate une certaine diversité. Il est clair
que les îles les plus importantes disposent de plus de S.A.U.. A l‘opposé, l‘échec de tentatives
de mise en culture a provoqué la désertification de certains atolls de Micronésie.
D‘un point de vue commercial, on peut globalement affirmer que les îles et archipels de
l‘Océanie possèdent des balances commerciales déficitaires (à l‘exception des Samoa
américaines). Le rapport est environ de deux contre un entre les importations et les
exportations. Cette situation rend ces Etats très dépendants de leurs métropoles respectives et
des grands pays industrialisés voisins.

La modernisation accélérée des moyens de transport est un facteur qui favorise la
marginalisation progressive du Pacifique insulaire. Le développement des porte-conteneurs
(roll-on roll-off) autant que celui des avions gros porteurs à long rayon d‘action tend à isoler
de plus en plus les petits archipels de la région. Les escales de ces transporteurs sont de moins
en moins nécessaires du fait de l‘augmentation du rayon d‘action (pour les avions par
exemple). Cela a pour autre origine une inadaptation de plus en plus grande en matière
d‘infrastructures et de rentabilité. Même une plaque tournante comme Fidji connaît une baisse
de sa fréquentation.

Le Pacifique insulaire a cependant un atout de taille : le tourisme. Celui-ci reste un élément de
poids de par l‘existence encore vivace du mythe des « îles heureuses » où se mêlent plages de
sable blanc, cocotiers et population accueillante. Il faut cependant admettre que dans ce
domaine également on constate une grande disparité au niveau des infrastructures d‘accueil.
Dans le Pacifique on trouve ainsi des îles ou les infrastructures sont très développées
(Polynésie française, Fidji, Nouvelle-Calédonie…) et à l‘opposé des îles ou les infrastructures
sont très peu développées pour ne pas dire inexistantes (Kiribati par exemple).

Données politiques

Il existe cinq grands statuts juridiques qui régissent ces entités politiques insulaires du
Pacifique.
On trouve tout d‘abord les pays indépendants : Papouasie-Nouvelle-Guinée, Salomon,
Vanuatu, Fidji, Samoa occidental, Tonga, Tuvalu, Kiribati et Nauru.
On trouve ensuite les pays « indépendants » librement associés à un grand pays. C‘est ainsi le
cas de Niue et des îles Cook associées avec la Nouvelle-Zélande. C‘est également le cas de
Palau, des îles Marshall et des Etats Fédérés de Micronésie avec les Etats Unis.
La troisième catégorie regroupe des territoires non indépendants mais dotés d‘une plus ou
moins grande autonomie interne (c‘est le cas des terres françaises du Pacifique, mais
également des Mariannes du Nord, de Guam et des Samoa américaines avec les Etats-Unis).
Une quatrième catégorie comprend les entités insulaires faisant, à l‘inverse, pleinement partie
d‘un grand pays (Hawaï pour les Etats-Unis et l‘île de Pâques pour le Chili)
Enfin une dernière catégorie concerne les possessions et dépendances qui sont les vestiges
d‘anciens empires coloniaux (Tokelau pour la Nouvelle-Zélande, Pitcairn pour le Royaume-
Uni, Clipperton pour la France et Norfolk pour l‘Australie).

En dépit de statuts fort différents, ces territoires du Pacifique tentent de s‘associer au sein
d‘organisations ayant pour but d‘augmenter leur représentativité sur la scène internationale.
Le Pacifique Sud comprend plus de 400 institutions régionales, deux d‘entre-elles ayant un
impact politique, économique et culturel : le secrétariat général de la Communauté des Etats
du Pacifique dont le siège est à Nouméa et le Forum du Pacifique Sud dont le siège est à
Suva.
Le Secrétariat général de la Communauté des Etats du Pacifique (CPS) est la plus ancienne
(1947). Elle a pour mission de promouvoir l‘aide au développement, la santé, la protection de
l‘environnement, pour l‘ensemble des îles et archipels du Pacifique. Elle est financée par les
puissances métropolitaines du Pacifique (principalement la France et l‘Australie) et l‘U.E..
Cet organisme se veut apolitique et apparaît ainsi comme étant vraiment représentatif de
toutes les populations de la région. Il est un lieu de rencontre privilégié de ces populations
avec les grands partenaires de la zone (Etats-Unis, France, Australie, Nouvelle-Zélande).
La seconde organisation, le Forum de Pacifique Sud, crée en 1971, a, quant à elle, un rôle
politique. Elle regroupe les Etats indépendants ou apparentés comme tel. Elle est devenue
pendant les années 80 le moteur de la contestation de la présence française dans le Pacifique
(c‘est moins le cas aujourd‘hui). Son financement est assuré pour un tiers par les Etats
membres et pour deux tiers par l‘Australie et la Nouvelle-Zélande.
Ces deux organisations Œuvrent pour que, dans un maximum de cas, les décisions, les
orientations soient prises en commun et qu‘elles servent les intérêts de tous. Cette « Pacific
Way trouve sa pleine expression lors des rencontres annuelles des autorités politiques
insulaires.

La marginalisation du Pacifique

Les îles et territoires de l‘Océanie intertropicale comptent de nombreux points communs
parmi lesquels on retrouve l‘insularité, l‘isolement, la dispersion, l‘éloignement (des
métropoles, des foyers économiques…), l‘exiguïté. Ces points communs représentent souvent
des obstacles ou des contraintes majeures. C‘est la résolution ou tout au moins la gestion de
ces contraintes par chaque groupe humain qui établit les distinctions à l‘intérieur de l‘Océanie
ou de l‘espace Pacifique.
Cet espace qui a pu être un enjeu stratégique au moment de la Guerre froide (zone
d‘influence, expérimentations nucléaires,…) est aujourd‘hui délaissé par les grandes
puissances. Il est plus traversé qu‘intégré (trajets en avion, grands flux économiques…). Mais
il n‘en a pas moins une vie propre. Les Etats et territoires qui le composent peuvent ainsi se
prendre en charge en fonction des moyens dont ils disposent

++++

SUPPORT DOCUMENTAIRE

Doc 1 : le Pacifique en quelques statistiques

JPEG - 69.6 ko
Source : document auteur à partir d‘une compilation d’estimations tirées de différents sites internet.

* En 1996, la Nouvelle Calédonie comptait 196 000 habitants. Aujourd‘hui, les estimations sont extrêmement
variables dans une fourchette comprise entre 230 000 et 380 000 habitants.

Ce tableau montre la très grande variété de situation de l‘espace Pacifique. Il est composé
d‘estimations statistiques. Son analyse devra être nuancée. En effet, certaines de ces
estimations sont très aléatoires à l‘image de celles de la population calédonienne.

Bibliographie

- Benoît Antheaume et Joël Bonnemaison, Atlas des îles et Etats du Pacifique Sud, GIP
Reclus/Publisud, Paris, 1988

- Roger Brunet, Géographie Universelle : Asie du Sud Est – Océanie, Belin-Reclus, 1995

- Paul de Deckker, Le Pacifique : à la recherche du développement dans un espace émietté
in Revue française d‘administration publique n° 101, E.N.A., Janvier-Mars 2002.

- Guy Agniel, Yves Pimont, Le Pacifique, P.U.F., « Que sais-je ? » Vendôme, 1997.

- Ouvrage collectif sous la direction de Claire Laux, 101 mots pour comprendre le Pacifique,
Íle de Lumière, Nouméa, 2002.

- Hervé Coutau-Bégarie, Géostratégie du Pacfique, coll ECONOMICA, Institut français des
relations internationales, Paris, 1987.

- Michel Lextreyt, Îles et archipels du Pacifique Sud : du rêve à la réalité, document
internet, café pédagogique d‘Aix Marseille.

[1Benoît Antheaume et Joël Bonnemaison, Atlas des îles et Etats du Pacifique Sud, GIP Reclus/Publisud, Paris, 1988

[2Paul de Deckker, Le Pacifique : à la recherche du développement dans un espace émietté in Revue française
d‘administration publique n° 101, E.N.A., Janvier-Mars 2002.

[3Paul de Deckker, op cit

[4Benoît Antheaume et Joël Bonnemaison, op cit


titre documents joints

L’Océanie intertropicale

14 octobre 2010
info document : PDF
85.5 ko

Accompagnement du programme de géographie en première bac pro.


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