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HG/NC Le site académique d'histoire-géographie de Nouvelle-Calédonie

Ecole et société en Nouvelle-Calédonie depuis 1850

mercredi 14 juillet 2010 par Sylvie BRUY-HEBERT

3. L’EVOLUTION DES PRATIQUES SOCIO-CULTURELLES.

3.3 ECOLE ET SOCIETE EN NOUVELLE-CALEDONIE DEPUIS 1850.
L’ECOLE ET LA SCOLARISATION DEPUIS 1850
LA SOCIETE ET LES ENJEUX DE L’ECOLE

COMMENTAIRES :

Cette séance a pour objectif dans le programme d’histoire de montrer
l’importance de l’école en Nouvelle-Calédonie et comment celle-ci constitue un véritable enjeu
de société.

NOTIONS :

Scolarisation, laïcité, liberté scolaire, égalité, intégration, promotion, formation professionnelle.
Ecole de mission, école indigène, moniteurs, fermes écoles, régime de l’indigénat, internat.

 ORIENTATIONS

(mise en oeuvre : 4 heures).
En métropole, avec l’installation de la
IIIe République, l’évolution de l’école est
rapide. Elle devient gratuite, obligatoire et
laïque à partir des lois de 1882. C’est l’école
voulue par Jules Ferry avec une véritable
instruction civique et morale des futurs
citoyens afin qu’ils s’imprègnent de l’esprit
républicain.

La Nouvelle-Calédonie reste une colonie et
les Mélanésiens sous le régime de l’indigénat
jusqu’en 1946. L’enseignement privé est
longtemps majoritaire, surtout pour la
population indigène. L’école n’est pas
obligatoire pour les enfants habitant à plus de
3 ou 5 km. Elle le deviendra seulement en
1957.

De ces faits, l’école calédonienne présentera
pendant plus d’un siècle un décalage
important avec la métropole et on peut
percevoir certaines inégalités. Pourtant les
écoles de mission développent l’amour de la
patrie comme en témoigne le nombre
important d’engagés volontaires indigènes
réunis par les missions protestantes et
catholiques lors de la Première Guerre
mondiale. En fait, l’école ne s’ouvrira de
façon égalitaire aux Mélanésiens qu’à partir
de 1946, date à laquelle les Mélanésiens
obtiennent la citoyenneté (chapitre 6, histoire
B.E.P, p18, 19). L’étude de l’histoire de
l’enseignement en Nouvelle-Calédonie doit
permettre de mesurer ce décalage avec la
métropole, en ce qui concerne la période
1850-1958, que ce soit au niveau des moyens
financiers mis en oeuvre, au niveau des idées
véhiculées ou des objectifs de formation. Il
semble nécessaire d’insister sur l’importance
de l’enseignement privé en Nouvelle-
Calédonie ainsi que sur l’implantation des
écoles de mission.

Ce n’est que vers 1950 que les moyens vont
être donnés et que de nombreuses écoles
publiques ou privées vont fleurir avec l’aide
du F.I.D.E.S entre 1946 et 1956. La
scolarisation de masse s’affirme doucement,
s’ouvrant plus largement aux Mélanésiens en
ce qui concerne le primaire. Ce n’est que vers
les années 1960 que les Mélanésiens entrent
au collège. Le premier bachelier mélanésien
est recensé en 1962. Il faudra attendre 1971
pour que les lycées Blaise Pascal et Do Kamo
permettent une scolarisation plus générale des
Mélanésiens surtout en ce qui concerne les
filles. Il y a un réel décalage dans la
scolarisation et la formation données aux
garçons et aux filles même si la première
bachelière est recensée en 1917.

A partir des années 70, l’école publique va
affirmer son nombre sur l’école privée. Suite
aux accords de Matignon puis de Nouméa,
l’enseignement en Nouvelle-Calédonie
évolue et essaye de s’adapter aux spécificités
locales : programmes adaptés, réflexions sur
le français langue seconde, introduction des
langues vernaculaires, ouverture des A.L.P et
M.F.R....

Dans un premier temps, on montre les
différences entre l’enseignement en métropole
et celui de Nouvelle-Calédonie jusque dans
les années 50. Tout en se gardant de faire un
jugement de valeur et de mettre en perspective
deux systèmes difficilement comparables, on
pourra montrer les spécificités et objectifs de
l’école républicaine comme des écoles de
mission en tenant compte de leur implantation
et du public d’élèves auxquelles elles
s’adressent.

On peut par exemple montrer aux élèves une
photo de salle de classe dans une école
primaire, à la fin du XIXe siècle en France
et en parallèle une photo d’école de mission.
On peut aussi se rapporter au texte fondateur
de l’école de Jules Ferry (loi du 28 mars 1882)
ainsi qu’à un extrait de la lettre de Jules Ferry
aux instituteurs de France du 17 novembre
1882 et faire une étude des programmes des
écoles de missions. On peut aussi citer les
écoles des moniteurs de Lifou et de
Montravel. Le professeur peut également
s’appuyer sur le témoignage des « vieux »
invités à raconter leurs souvenirs d’écoliers. Il
peut aussi charger les élèves d’une enquête sur
les écoles de mission fréquentées par leurs
parents et grands-parents ou faire un sujet
d’étude sur la scolarisation des indigènes. On
insiste sur le rôle important du gouverneur
Guillain qui ouvre les premières écoles
laïques à Païta et Napoléonville (Canala), les
écoles pour indigènes, l’école indigène des
interprètes, l’école indigène des apprentis et
l’école des moniteurs indigènes. On montre
les différences entre les écoles publiques pour
fils de colons, pour enfants de libérés, pour
indigènes ainsi que l’importance des écoles
privées et leur rôle prépondérant dans
l’instruction des indigènes. Les élèves de
Nouméa peuvent être amenés à faire des
travaux de recherches sur les personnalités
qui ont fortement marqué en leur temps le
monde de l’école : Frédéric Surleau qui
organise l’école laïque, Louis Flize et Michel
Noëllat qui mettent en place l’enseignement
secondaire), Fernande Leriche...

On présente ensuite le développement de la
scolarisation en France et en Nouvelle-
Calédonie à partir des années 50 : croissance
des effectifs scolaires, de la proportion de
diplômes par classe d’âge et par ethnie,
allongement de la scolarité, apparition de
nouvelles filières et de nouveaux diplômes,
accroissement du nombre des établissements
et évolution de leur localisation. On montre la
rupture des années 50 pour les Mélanésiens et
la mutation qui s’opère dans les années 70. On
ne peut ignorer le développement des Ecoles
Populaires Kanak (E.P.K) pendant la période
des « événements » traduisant la manifestation
d’un besoin de sentiment identitaire.

Le cadre général étant posé, on s’attache
ensuite à démontrer l’importante évolution
suivie par l’école en Nouvelle-Calédonie
depuis 1970. Se situant dans la perspective
ouverte par les accords de Matignon et
l’Accord de Nouméa, l’école doit aujourd’hui
répondre aux besoins d’intégration et
d’adaptation au monde moderne. Elle doit
favoriser la promotion et l’intégration de tous.
On insiste sur l’importance des établissements
de proximité, sur le développement de
l’informatique et d’Internet, sur la réflexion et
les adaptations des programmes et sur
l’adaptation aux exigences locales : création
des antennes puis annexes de lycée
professionnel (A.L.P) et les maisons
familiales et rurales (M.F.R).
On montre également l’importance de
l’enseignement professionnel en Nouvelle–
Calédonie ainsi que la nécessité constante de
suivre une croissance démographique élevée
(ouverture de nouvelles écoles et collèges sur
Nouméa et le grand Nouméa).


titre documents joints

Ecole et société en Nouvelle-Calédonie depuis 1850 2

14 octobre 2010
info document : PDF
322.4 ko

Accompagnement du programme adapté d’histoire en première bac pro. Deuxième partie.


Ecole et société en Nouvelle-Calédonie depuis 1850 1

14 octobre 2010
info document : PDF
225.8 ko

Accompagnement du programme adapté d’histoire en première bac pro. Première partie.


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