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HG/NC Le site académique d'histoire-géographie de Nouvelle-Calédonie

La longue histoire de l’humanité et des migrations

dimanche 30 juin 2019 par Erick ANTOINE

HISTOIRE – 6e - LA LONGUE HISTOIRE DE L’HUMANITE ET LES MIGRATIONS.

  • Les débuts de l’humanité
  • La « Révolution » néolithique »
  • Premiers Etats, premières écritures

1/ Apport : Que dit le programme - Permet de comprendre les démarches et les contenus du thème

En travaillant sur des faits historiques, les élèves apprennent d’abord à distinguer l’histoire de la fiction et commencent à comprendre que le passé est source d’interrogations.
Le projet de formation du cycle 3 ne vise pas une connaissance linéaire et exhaustive de l’histoire. Les moments historiques retenus ont pour objectif de mettre en place des repères historiques communs, élaborés progressivement et enrichis tout au long des cycles 3 et 4, qui permettent de comprendre que le monde d’aujourd’hui et la société contemporaine sont les héritiers de longs processus, de ruptures, de choix effectués par les femmes et les hommes du passé.
Si les élèves sont dans un premier temps confrontés aux traces concrètes de l’histoire et à leur sens, en lien avec leur environnement, ils sont peu à peu initiés à d’autres types de sources et à d’autres vestiges, qui parlent de mondes plus lointains dans le temps et l’espace. Ils comprennent que les récits de l’histoire sont constamment nourris et modifiés par de nouvelles découvertes archéologiques et scientifiques et des lectures renouvelées du passé.
Les démarches initiées dès le CM1 sont réinvesties et enrichies : à partir de quelles sources se construit un récit de l’histoire des temps anciens ? Comment confronter traces archéologiques et sources écrites ?
Toujours dans le souci de distinguer histoire et fiction - objectif qui peut être abordé en lien avec le programme de français - et particulièrement en classe de sixième en raison de l’importance qui y est accordée à l’histoire des faits religieux, les élèves ont l’occasion de confronter, à plusieurs reprises, faits historiques et croyances. L’étude des faits religieux ancre systématiquement ces faits dans leurs contextes culturel et géopolitique.
Si le programme offre parfois des sujets d’étude précis, les professeurs veillent à permettre aux élèves d’élaborer des représentations globales des mondes explorés. L’étude de cartes historiques dans chaque séquence est un moyen de contextualiser les sujets d’étude. Tous les espaces parcourus doivent être situés dans le contexte du monde habité dans la période étudiée. Les professeurs s’attachent à montrer les dimensions synchronique ou diachronique des faits étudiés. Les élèves poursuivent ainsi la construction de leur perception de la longue durée.
L’étude de la préhistoire permet d’établir, en dialogue avec d’autres champs disciplinaires, des faits scientifiques, avant la découverte des mythes polythéistes et des récits sur les origines du monde et de l’humanité proposés par les religions monothéistes. L’histoire des premières grandes migrations de l’humanité peut être conduite rapidement à partir de l’observation de cartes et de la mention de quelques sites de fouilles et amène à une première réflexion sur l’histoire du peuplement à l’échelle mondiale. L’étude du néolithique interroge l’intervention des femmes et des hommes sur leur environnement. La sédentarisation des communautés humaines comme l’entrée des activités humaines dans l’agriculture et l’élevage se produisent à des moments différents selon les espaces géographiques observés. L’étude des premiers Etats et des premières écritures se place dans le cadre de l’Orient ancien et peut concerner l’Egypte ou la Mésopotamie.

2 / Que disent les ressources d’accompagnement sur Eduscol – Permet de comprendre Les attentes et les problématiques du thème

L’intitulé du thème (« La longue histoire de l’humanité et les migrations ») met l’accent sur la « longue » durée d’une période qui s’étend, si l’histoire de l’humanité commence avec l’apparition du genre homo, d’il y a 2,8 millions d’années (d’après une découverte éthiopienne de janvier 2013) à 3300-3000 avant notre ère (dates d’apparition de l’écriture en Mésopotamie et en Egypte).
Il met aussi l’accent sur la notion d’ « humanité » et sur le thème des migrations. Cette longue période est en effet la seule de nos programmes où l’humanité peut être abordée dans sa globalité, de son origine africaine commune à l’apparition de la ville et de l’écriture qui la fait entrer dans l’histoire. Le phénomène de migration dans cette « longue histoire » (préhistoire et début de l’histoire) est décisif dans le peuplement de la planète à partir de l’Afrique comme dans la diffusion de l’agriculture et de l’élevage au néolithique à partir du Proche-Orient.
Le fait que la préhistoire ait déjà été abordée par les élèves en première année du cycle 3 dans le cadre de l’actuel territoire français (classe de CM1 – thème I : Et avant la France ? – séquence 1 : Quelles traces d’une occupation ancienne du territoire français ? ) permet de privilégier une approche globale à même de faire appréhender les circulations et les changements dans l’histoire humaine, au moment où se construisent des cultures qui spécifient les groupes humains et s’élaborent des rapports originaux avec la contrainte environnementale.

Problématique : Comment l’homme est-il passé d’une espèce animale parmi d’autres à un être créateur de culture et capable de modifier son environnement ?
On cherchera de manière prioritaire à faire comprendre à l’élève que :

  • Le berceau commun de l’humanité se situe en Afrique.
  • La « révolution » néolithique constitue un changement décisif dans les rapports de l’humanité et de son environnement.
  • Le Proche-Orient a eu un rôle fondamental dans l’invention de l’écriture, de la ville et de l’Etat.
  • Notre connaissance de la préhistoire évolue sans cesse.

Ce premier thème est l’occasion de travailler plusieurs compétences du programme et d’investir particulièrement celles qui concernent la construction des repères spatiaux temporels et la façon dont on peut construire des hypothèses et raisonner pour y répondre en histoire, au vu de l’importance que revêt pour cette période l’interprétation d’une documentation souvent rare et lacunaire.

La place du thème dans la scolarité :

  • Lors de la première année du cycle 3, les élèves ont pu découvrir des traces d’un long peuplement préhistorique de la France et entamer l’apprentissage du temps long.
  • En classe de 6e, l’étude de la préhistoire permet d’introduire un questionnement scientifique et d’établir quelques faits avant d’aborder des récits fondés sur des croyances. Ces faits pourront nourrir, dans le traitement du thème 2, l’analyse des mythes polythéistes et des récits sur les origines du monde et de l’humanité proposé par les religions monothéistes. L’étude des migrations préhistorique pourra être mobilisée en géographie, au sein du thème 4 « le monde habité ».
  • Les savoirs construits pourront être mobilisés au cycle 4, dans l’étude du thème é de la classe de 4e « l’Europe et le monde au XIXe siècle », quand il s’agira de comprendre comment évolue la connaissance du monde et ses représentations, et comment la pensée scientifique se dégage d’une vision religieuse du monde.
  • L’étude de la préhistoire entre aussi en résonance avec les programmes de SVT des cycles 3 et 4 qui abordent la question de l’évolution des espèces. Elle participe à une réflexion commune sur l’adaptation progressive de l’homme à son environnement.

Au lycée, en classe de terminale S, le programme de SVT aborde la question des origines de l’espèce humaine.

Quels sont les points forts du thème pour l’enseignant ?
Il s’agit surtout ici d’indiquer quelques éléments de culture historique utiles au professeur pour préparer la mise en oeuvre des différents sous-thèmes, qu’il ne faut pas confondre avec les propositions de mise en oeuvre.

  • Les débuts de l’humanité. Au sein du groupe des hominidés, la dernière séparation à avoir eu lieu entre -8 et -6 millions d’années, spécifie d’une part les Hominines ou homininés (ancêtres directs de l’homme) et de l’autre les paninés (les chimpanzés et les bonobos). L’apparition du genre homo correspond à une pratique presque exclusive de la bipédie, à un perfectionnement de la main, permettant la fabrication d’outils, à la consommation de viande et à une augmentation de la capacité cérébrale. La précocité des migrations est l’une des dernières nouvelles de ces vingt dernières années. Le plus ancien des sites préhistorique hors d’Afrique est celui de DMANISSI en Géorgie (-1,8 millions d’années), suivi par ceux de MAJUANGOU en Chine et de MOJOKERTO en Indonésie (-1,6 millions d’années). Il s’agit de migrations lentes, qui auraient suivi l’itinéraire du couloir levantin. En Espagne et en France, les plus anciennes traces d’occupations humaines datent de 1,4 à 1 millions d’années. Les études génétiques, à partir de l’ADN des restes humains, précisent ou bouleversent, selon les cas, la perception que nous pouvions avoir des migrations d’homo sapiens, en même temps qu’elles révèlent, comme l’archéologie, la grande diversité de l’humanité préhistorique. L’homo sapiens, apparu en Afrique il y a environ 180 000 ans, sort de ce continent il y a plus 100 000 ans pour d’abord se diriger vers l’Asie et la péninsule Arabe (-60 000) pour gagner l’ensemble de l’Europe (-40 000). Cette théorie dite « Out of Africa » est confirmée par les études génétiques. En Europe, l’homo sapiens rencontre l’homme de Neandertal, qui s’éteint vers -24 000, non sans que se produise un métissage (2% de notre patrimoine génétique provient du Neandertal). Les débats sont encore passionnés.
  • La « révolution » néolithique. Les guillemets du terme s’expliquent par la lenteur constatée de sa généralisation, entre le IXe et le IIIe millénaires, la « révolution » est en fait une évolution. La chronologie est assez bien établie : l’agriculture et l’élevage apparaissent dans le croissant fertile au milieu du IXe millénaire avant J.-C. et les céramiques au VIIIe millénaire avant J.-C. Leur diffusion conduit à la sédentarisation des populations au Nord de la Méditerranée et en Europe entre 7000 et 6500 avant notre ère. La fin de la période est fixée à l’avènement de la métallurgie du bronze (vers -3000 et – 2500 en Europe). Les débats sont encore ouverts sur cette question. Les conséquences de cette « révolution » sont multiples : sédentarisation en villages, augmentation de la population, naissance de conflits territoriaux.
  • Le peuplement du Pacifique. Dans la continuité des migrations d’homo sapiens qui arrive sur le continent océanien vers 50.000 avant J.-C., l’étude du peuplement du Pacifique est un moment clef du thème 1 d’histoire, car il aborde la question du peuplement de l’espace proche de l’élève et surtout de son lieu de vie, la Nouvelle-Calédonie. Le peuplement du Pacifique qui commence avec Sahul, s’est ainsi fait en plusieurs étapes et a été le fait de populations qui venaient d’Asie du Sud-Est. Ces populations ont ainsi, au grès des changements climatiques et des évolutions techniques (en particuliers celles de navigation), pu peupler petit à petit le Pacifique en suivant une route est-ouest pour rejoindre selon les dernières recherches archéologiques l’Amérique.
  • Premiers Etats, premières écritures. Trois innovations majeures sont liées : la ville, l’Etat et l’écriture. La distinction entre ville et village est problématique à la fin du néolithique. La taille n’est pas un critère suffisant. L’archéologie attache une grande importance à la présence de monuments (comme celui d’URUK en Mésopotamie (on considère ainsi qu’URUK est devenu une ville vers 3500 avant J.-C.). La taille des monuments témoigne à la fois d’un usage collectif intense et d’une organisation politique. Ce que l’on entend par l’Etat est alors l’émergence d’une autorité politique de type monarchique et d’une organisation juridique et administrative. Les plus anciens témoignages de l’écriture sont ceux de la civilisation sumérienne. Le Ive millénaire avant notre ère est une période décisive en
    Mésopotamie. On passe alors d’une représentation symbolique des objets échangés à une écriture sur tablette (écriture cunéiforme).

A ce stade … Comment mettre en oeuvre le cours ? Qu’avons-nous compris / retenu ? Comment le réorganiser ? à Réflexion personnelle du professeur

Les débuts de l’humanité. Comment est née l’humanité ? = L’apparition du genre humain en Afrique il y a 7 millions d’années … qui va par la suite se disperser dans différentes parties du monde avec les migrations de chasseurs/cueilleurs nomades…qui vont se croiser, se métisser et développer des savoir-faire, des outils et des formes de vie différentes.

Un premier temps : Une mise en place chronologique est indispensable pour aborder l’apparition des premiers humains qu’il convient de présenter en utilisant, par exemple, un schéma et une frise qui présenteraient l’évolution de l’espèce humaine, et le moment où le genre homo apparait. Il s’agit ainsi d’un moment fondateur où on note une pratique exclusive de la bipédie et du perfectionnement de la main qui va permettre la construction d’outils. On peut utiliser ici des photographies de fouilles afin de montrer des outils, des objets ou même des squelettes. Des extraits de texte scientifiques peuvent aussi être utilisés pour montrer une évolution importante des pratiques (par exemple la domestication du feu ou la technique de taille des pierres
pour en faire des armes ou des outils).
Notions et vocabulaire à aborder : Humanité – Préhistoire – Paléolithique – Bipède – fouilles archéologiques.
La problématique pourrait-être : Comment ont évolué les premiers humains ?

Un deuxième temps : Les migrations des premiers humains se fait sur la très longue durée, dans différentes régions du monde, par le biais de chasseurs cueilleurs qui ont un mode de vie nomade. Pour aborder ces grandes migrations il est utile d’avoir recours à des cartes afin de localiser les régions qui vont être touchées par ces grandes migrations et les rencontres qui vont se faire entre différents groupes. On peut ainsi, par exemple prendre l’exemple des migrations des Homo erectus et des Homo sapiens.
Notion et vocabulaire à aborder : Migration – Nomade – Homo erectus – Homo sapiens.
La problématique pourrait-être : Comment la terre a-t-elle été peuplée par les humains ?

Un troisième temps : On étudie la vie de ces premiers humains en prenant l’exemple de l’art pariétal dans une grotte (Lascaux ou Chauvet en France). Il s’agit ici des lier les arts et l’histoire et de revenir avec les élèves avec ce qu’ils ont étudié au début du cycle 3 quand ils ont abordé la France d’avant. On peut utiliser différents documents comme des photographie des sites, des fiches d’identités ou encre internent où les élèves pourront trouver une foule d’information sur ces sites archéologiques majeurs. Notions et vocabulaire : l’art pariétal – peinture pariétale (ou peinture rupestre).
La problématique pourrait-être : Qu’est-ce que l’art pariétal ?

La « révolution » néolithique. = Le Néolithique, qui signifie l’âge de la Pierre polie (Cf. John Lubbock en 1865) est une période de la Préhistoire maquée par de profondes mutations techniques, économiques et sociales, liées à l’adoption par les hommes d’un modèle de subsistance fondé sur l’agriculture et l’élevage, impliquant le plus souvent la sédentarisation.
La chasse, la pêche et la cueillette continus de fournir une part substantielle des ressources alimentaires. Cette période qui s’inscrit aussi dans la longue durée doit se penser plus comme une évolution qu’une révolution à proprement parler.

Un premier temps : On étudie l’apparition de nouvelles pratiques par les humains à partir de 10 000 ans avant J.-C. On peut utiliser ici des cartes qui montrent où sont les lieux de naissance de l’agriculture et de l’élevage dans le monde ou encore la diffusion de l’agriculture entre des régions différentes. On peut s’appuyer pour étoffer l’étude sur des extraits de textes scientifiques, des photographies d’art rupestre qui montre des scènes de la vie quotidienne d’agriculteurs ou d’éleveurs, des photos de fouilles de ruines de villages…
Notions et vocabulaire : Néolithique – « révolution néolithique » - sédentaire.
La problématique pourrait être : Où sont nés l’agriculture et l’élevage et comment se sont-ils répandus dans le monde ?

Un deuxième temps : L’étude d’un village Néolithique qui servirait d’exemple afin d’illustrer ce qui a été fait précédemment. On peut utiliser pour ce travail des photographies de fouilles qui présentent les vestiges de village afin d’étudier le choix de leur installation (près d’un point d’eau…) et leur organisation. Les objets trouvés lors de ces fouilles peuvent servir à comprendre quelles sont les différentes activités qui étaient pratiquées. On trouve aussi des témoignages d’archéologues qui permettent d’éclairer la vie des agriculteurs et des éleveurs durant cette période. Notions et vocabulaire : Village – défricher – troc – mégalithes.
La problématique pourrait être : Que nous apprend ce village sur la vie des populations du Néolithique ?

On peut utiliser pour cette séquence, différentes démarches. La démarche inductive abordée à partir d’un lieu significatif, ensuite mis en perspective à l’aide de cartes, ou la démarche déductive partant de cartes que l’on illustre à l’aide d’exemples.

Le peuplement du Pacifique. =Le peuplement du Pacifique se fait à partir de l’Asie d’où partent des vagues successives de migrations.

Un premier temps : Les élèves découvrent les premières migrations qui ont vu des habitants provenant de Sunda peupler Sahul vers 50.000 ans avant notre ère. Ce travail arrive dans la continuité de ce qui a été vu dans les séquences 1 et 2 du thème 1 en histoire, où les élèves ont pu voir qu’homo sapiens est arrivé jusqu’en Océanie. Il faut ici utiliser une carte du peuplement de l’Océanie afin que les élèves puissent bien voir les chemins emprunter par ces populations qui depuis l’Asie vont peupler leur espace proche. Cette carte peut être accompagnée par un texte scientifique qui présente cette première vague de peuplement (on peut trouver une multitude de document intéressant sur le site de l’institut d’archéologie de la Nouvelle-Calédonie, à chacun après de les rendre accessibles aux élèves. Certains document qui sont dans le manuel de cycle 3 sur la Nouvelle-Calédonie, peuvent aussi faire l’affaire) et qui permet aux élèves de bien comprendre le déroulé de ces migrations, qui sont possibles dans un premier temps, grâce au phénomène de glaciation qui voit le niveau des océans baisser et qui facilite ainsi les déplacements entre les îles. Ces premières populations sont encore en partie des nomades qui vivent principalement de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Ensuite, le bouleversement climatique qui arrive autours de 12.000 avant J.-C., fait fondre les glaciers et stoppe ces migrations car les populations ne maîtrise pas encore les techniques de navigation en haute mer. Elles deviennent donc sédentaire et développe l’horticulture afin de pouvoir se nourrir (par exemple en Papouasie Nouvelle-Guinée).
Notions : Peuplement, Océanie, SAHUL, SUNDA, horticulture.
La problématique pourrait être : Quand et comment les premiers hommes ont-ils peuplé le Pacifique ?

Un deuxième temps : Les élèves vont étudier une deuxième vague de peuplement qui va être à l’origine du peuplement de la Micronésie, de la Mélanésie et plus tard de la Polynésie. Il s’agit ici d’étudier les migrations des Austronésiens qui depuis l’Asie du Sud-est (Taïwan) vont arriver en Mélanésie du Nord pour y rencontrer des populations déjà présentes depuis la première vague de peuplement. Puis depuis les îles Bismarck, ils vont descendre plus au Sud, peupler les îles Salomon, le Vanuatu, la Nouvelle-Calédonie, Fidji, Tonga et Samoa. On peut aborder ici la question du « Complexe culturel Lapita » dont parlent les archéologues. Le site d’archéologie de la Nouvelle-Calédonie et du Pacifique a de petites fiches très intéressantes, que l’on peut proposer aux élèves. Ces textes sont bien sûr à mettre en relation avec la carte du peuplement de l’Océanie. Ensuite, avec les élèves, il faut aborder la dernière vague de peuplement qui a vu la Polynésie être peuplée petit à petit par des populations qui venaient du « berceau polynésien » composé des îles Samoa, Tonga,
Wallis et Futuna. On peut ainsi présenter aux élèves des reconstitutions de pirogues et pourquoi ne pas faire un travail ou une tâche complexe sur les techniques de navigations traditionnelles (un parallèle avec le film VAÏNA peut être intéressant). Notions : Austronésien, Lapita, Aire culturelle, Pirogue à balancier, céramique.
La problématique pourrait être : Comment les Austronésiens ont-ils peuplé l’Océanie ?

Un troisième temps : Programme adapté oblige, la dernière séance doit porter sur le premier peuplement de la Nouvelle-Calédonie par ces même austronésiens. Une sortie au musée de la Nouvelle-Calédonie peut être ici envisagée avec un questionnaire. Sinon, c’est une séance qui peut très bien se faire en classe et que les élèves aiment beaucoup car ils ont déjà pu étudier le Lapita à l’école primaire. Il existe une foule de documents que le professeur peut aisément trouver. On peut ici utiliser des photographies de fouilles en Nouvelle-Calédonie, une carte des principaux sites où les archéologues ont trouvé des restes de poteries, des photographies de poterie Lapita ou un texte scientifique qui explique les premières phases du peuplement de l’archipel (Cf. Site de l’institut d’archéologie de la Nouvelle-Calédonie et du Pacifique). Il faut montrer aux élèves que ces premiers habitants ont dû s’adapter à un environnement particulier et que les premiers villages austronésiens étaient souvent près d’un point d’eau, d’une rivière ou de la plage afin d’avoir un accès à la grande mer. Il existe des reconstitutions de ces villages, comme celui de Watcha à l’Îles des Pins.
La problématique pourrait-être : Comment vivait les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie ?

Premiers Etats, premières écritures. = La constitution des premiers Etats dans l’Orient ancien, en Mésopotamie et en Egypte, qui vont s’appuyer sur des villes et des nouveaux procédés de communications : les premières écritures.

Un premier temps : Découverte d’UR, une cité-Etat de Mésopotamie. On peut y étudier le modèle de la ville qui va naître en Mésopotamie en utilisant un plan de la cité d’UR et des photographies des ruines de la cité. L’étude de l’architecture de la ville et de ses principaux monuments permet d’étudier l’organisation politique (l’étendard d’UR) et les pratiques religieuses (Stèles, Ziggurat, temples).
Notions – Vocabulaire : Cité-Etat – Croissant fertile – Une ziggurat – un temple.
La problématique pourrait être : Comment s’organise la cité d’UR ?

Un deuxième temps : On étudie en prenant l’exemple Egyptien, le lien entre Etat et religion. L’exemple du Pharaon, un Dieu parmi les hommes est intéressant. L’étude du site du Gizeh et ses pyramides à l’aide de photographies et de schémas permet ainsi aux élèves de découvrir des monuments de ‘Egypte antique et de les comparer avec ceux de Mésopotamie.
Notions – vocabulaire : Pyramide – Pharaon – Gizeh – religion polythéiste.
La problématique pourrait être : Que nous apprend l’étude des pyramides sur le pouvoir de Pharaon ?

Un troisième temps : L’étude d’un site archéologique permet de conduire à l’étude de la naissance des premières écritures, qui vont apparaitre au moment où la ville devient un centre de pouvoir, un Etat. Les élèves doivent ainsi découvrir les premières écritures qui vont d’abord être des dessins qui vont servir à faire des comptes agricoles (pictogrammes) pour évoluer et se complexifier, pour devenir des signes (écriture cunéiforme). L’idée ces de montrer l’évolution de ces premières écritures qui vont devenir petit à petit un moyen de communique et un aide-mémoire pour les populations du Proche-Orient antique. L’étude des hiéroglyphes est aussi intéressante dans un esprit de comparaison mais aussi pour comprendre l’organisation politique du royaume d’Egypte.
Notions – vocabulaire : pictogrammes – écriture cunéiforme – hiéroglyphe –
scribe – tablette – papyrus.
La problématique pourrait être : A quoi ressemblent les premières écritures et quel est leur rôle ?


titre documents joints

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30 juin 2019
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Fiche histoire 6e - thème 1


La longue histoire de l’humanité et des migrations

30 juin 2019
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2.1 Mo

Séquence 2 : la révolution néolithique


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30 juin 2019
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1 Mo

Séquence 1 : les débuts de l’humanité


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30 juin 2019
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