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HG/NC Le site académique d'histoire-géographie de Nouvelle-Calédonie

L’évolution économique et sociale de Wallis

samedi 17 juillet 2010 par Michel NEDELEC

(Permanence et rupture de l’influence calédonienne)

  • Démographie et économie ont une influence prédominante sur les comportements
    sociaux.
    La démographie, sinon en crise, subit des turbulences : baisse de la fécondité et de la
    natalité, migrations de plus en plus définitives.
    La population est aussi une force de travail, d’investissement et de consommation.
  • L’économie repose sur des bases plus que fragiles : agriculture d’autosubsistance
    faiblement intégrée à l’économie marchande, consommation des ménages et transferts
    publics.
    Des moyens de productions existent (le sol, la mer…) mais des freins empêchent leur
    expression (contrôle foncier, absence de capital, inertie des traditions…).
  • Néanmoins la société évolue en même temps que la mondialisation : l’information et la
    communication arrivent sur le territoire (internet, télévision par satellite…)

I/ EVOLUTIONS DEMOGRAPHIQUES

* Croissance démographique

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L’augmentation de la population semble régulière et constante sauf à deux périodes :

  • 1953-1960 est une période qui correspond au départ pour la Nouvelle- Calédonie
    suite au « boom » du nickel,
  • 2003-2008 ?

La croissance démographique moyenne entre 1969 et 2003 est de 1,66%.

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Données complémentaires :
Entre 1996 et 2003 la croissance démographique a été de 0,79% avec un taux de natalité de
1,98%, un taux de mortalité de 0,46% et un solde migratoire négatif de 0,73%.
L’indice de fécondité est passé de 2,9 à 2,6 enfants par femme en âge de procréer entre
1996 et 2003.

- * La mortalité infantile est de 4,9% (3,4 pour les garçons et 6,2 pour les filles).
- * Un tiers de la population a moins de 15 ans ce qui correspond à la moyenne des territoires
français de la zone mais qui est inférieur aux îles non françaises voisines et supérieur à la
métropole.

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II/EVOLUTION ECONOMIQUE

L’économie traditionnelle repose sur un système de dons et d’échanges fortement malmené
depuis l’introduction de la monnaie (d’abord par les Américains en 1942 puis
progressivement avec l’apparition d’une économie marchande accompagnant une
implication plus grande des autorités françaises)
Jusqu’en 1946 une monoculture commerciale (cocotiers) existait à côté d’une agriculture
d’autosubsistance. Mais l’effondrement inattendu des exportations de coprah ajouté à une
maladie des arbres a accentué une certaine paupérisation des îles.

De 1944 à 1951, la pauvreté est générale. Un rattrapage s’effectue entre 1952 et 1960 sous
l’effet conjugué du FIDES et des migrations.
Après 1960 s’installe une économie de transfert de fonds publics qui contribue à
l’amélioration des infrastructures et à développer l’emploi public. En même temps le secteur
traditionnel se maintient (statut foncier inchangé, persistance des méthodes culturales
traditionnelles…) et fait l’objet d’efforts de transformation (élevage, pêche, artisanat,
reboisement.
A
ujourd’hui l’agriculture (également élevage et pêche) d’autosubsistance se poursuit mais
l’économie repose surtout sur la consommation des ménages et les transferts financiers
publics ou des expatriés.
La population active est passée de 31% à 35% entre 1996 et 2003 (40% pour les hommes et
31% pour les femmes).
Le chômage reste stable (14% en 1996, 15% en 2003) Il touche autant les hommes que les
femmes. En revanche il atteint 17% à Wallis contre 10% à Futuna.

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Le taux de couverture des importations est nul.

III/ EVOLUTION SOCIALE

  • La société insulaire en crise
    En 1945, c’est un désastre économique qui entraîne des attitudes contradictoires :
    • une fuite vers la modernité au travers des migrations ;
    • un laisser-faire et laisser-aller ;
    • des attitudes conservatrices par un retour à un passé révolu.
      En 1947, tout est à refaire, seul subsiste l’hôpital qui a réagi avec succès à une épidémie de
      grippe grâce à l’arrivée de pénicilline et de sulfamides. Sont à mener des actions de
      modernisation et de salubrité de l’habitat, la construction de réservoirs à eau…
      Parallèlement on note un vieillissement de la Mission et un fléchissement du pouvoir royal.
      En 1951, la société de Wallis est presque sans cadre (la personnalité du père Catala à Futuna
      fait exception) et l’enseignement est un échec (très peu de Wallisiens et de Futuniens
      s’expriment correctement en français).
  • Les transformations sociales de l’archipel :
    Un compromis scolaire est trouvé avec la Mission qui accepte d’enseigner le français
    mais les progrès sont lents.
    En 1951, la pauvreté est générale. On distingue quatre catégories de population : +
    les chefs traditionnels privilégiés par les allocations publiques ; + les salariés du
    protectorat ; + les tâcherons aux emplois non permanents ; + les employés à plein
    temps.
    A partir de 1952 les mandats arrivant de Nouvelle-Calédonie et de Nouvelles-
    Hébrides ont contribués à diminuer cette pauvreté.
    A partir des années 1950 le rôle du FIDES (Fonds d’Investissements pour le
    Développement Economique et Social dans les Territoires d’Outre-mer) joue un rôle
    important. Appliqué à Wallis, le FIDES agira, grâce aux subventions annuelles, dans
    des secteurs aussi différents que la santé, l’éducation, l’économie rurale, les
    transports (aéroport de Hihifo), les télécommunications, la formation
    professionnelle, les travaux publics, les opérations d’équipement. Dès 1960 le
    potentiel d’équipements locaux et de services publics est comparable aux territoires
    voisins.
  • Les migrations
    Depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, le développement économique de la
    Nouvelle-Calédonie a induit une forte émigration au point que la population d’origine
    wallisienne et futunienne installée en Nouvelle-Calédonie dépasse en importance la
    population du territoire avec laquelle elle maintient cependant des liens très étroits.
    (Transfert de fonds, investissements divers, participation à la vie sociale et cérémonielle
    locale, projets de retour, etc…).
    Dans les années 1970- 1980, le territoire subit le contrecoup du « boom » minier du
    nickel en Nouvelle-Calédonie dont la première conséquence fut d’accroître
    l’émigration vers ce nouvel Eldorado, un flux migratoire qui ne s’est jamais
    interrompu, qui a aboutit à l’implantation permanente en Nouvelle-Calédonie d’une
    population d’abord employée dans le secteur minier puis rapidement dans d’autres
    secteurs de l’emploi local, qui constitue les fondements de la diaspora actuelle.
  • L’habitat
    La modernisation de l’habitat s’effectue régulièrement depuis un demi-siècle. On assiste
    lentement à la disparition progressive du falé traditionnel (plus à Wallis où trois-quarts des
    habitations sont modernes qu’à Futuna).
    La taille des ménages est passée de 5,4 personnes en 1996 à 4,8 en 2003.

Quelques éléments de confort :

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Equipements de transport et de communication :

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Equipement ménager :

Scolarité

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Réalisé par Michel NEDELEC, professeur d’Histoire-Géographie au Lycée d’Etat de Wallis.


titre documents joints

L’évolution économique et sociale de Wallis

18 août 2010
info document : PDF
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Permanence et rupture de l’influence calédonienne


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