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HG/NC Le site académique d'histoire-géographie de Nouvelle-Calédonie

L’année 1940 en Nouvelle Calédonie

samedi 17 juillet 2010 par Isabelle AMIOT

 III- EXPLOITATION PÉDAGOGIQUE

 1- Rappel des textes d’accompagnement des programmes.

1.1- Classe de première des séries L / ES

III – Guerres, démocraties et totalitarismes (1914-1945) (25h).
Introduction – Cartes politiques de l’Europe en 1850 et en 1914 : États, régimes politiques et
revendications des nationalismes.
1- La Première Guerre mondiale et les bouleversements de l’Europe.
2- Les démocraties libérales durant les années 1930 : l’exemple de la France.
3- Les totalitarismes.
4- La Seconde Guerre mondiale.

On opère une étude succincte des grandes phases de la Seconde Guerre mondiale.
On étudie la place de l’empire colonial français dans la guerre et on insiste sur la problématique du
ralliement et sur les transformations de la vie intérieure en Nouvelle-Calédonie.

1.2- Classe de première de la série S

III – Les totalitarismes et la guerre (12h).
1- Les totalitarismes.
2- La Seconde Guerre mondiale.
On étudie la place de l’empire colonial français dans la guerre. On insiste sur la problématique du
ralliement et sur les transformations de la vie intérieure en Nouvelle-Calédonie, du fait de la présence
américaine.

1.3- Classe de première de la série STG

I - La construction de la République (10-12h).
A - Moments et actes fondateurs (1880-1946).
B - La question coloniale. Au choix :

  • le débat sur la question coloniale en France sous la IIIe République : enjeux et perspectives
  • l’année 1940 en Nouvelle-Calédonie
  • le fait colonial en Nouvelle-Calédonie
    [en remplacement des trois sujets d’étude des programmes nationaux]
    Le sujet d’étude « L’année 1940 en Nouvelle-Calédonie » est centré sur la problématique du Ralliement.

 2- Indications de mise en oeuvre

Dans les séries générales, on envisage cette question dans le thème général de la Seconde Guerre
mondiale et du rôle de l’empire colonial dans la guerre. Dans les séries technologiques, l’accent est porté
sur l’année 1940 et le ralliement de la colonie à la France Libre.

Quelle que soit la série, la problématique générale doit conduire à montrer quelles sont les motivations
néo-calédoniennes et les acteurs du Ralliement.

2.1- Dans les séries générales

On peut prendre l’exemple du ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre pour expliquer le
rôle de l’empire colonial dans la guerre. La leçon devra se prolonger avec les transformations pour la
population et la présence des forces alliées en Nouvelle-Calédonie.

On peut imaginer le plan suivant (parmi d’autres).

Introduction : rappel du contexte de défaite de la France. Opposition entre les idées pétainistes et les
idées gaullistes.

I- La réaction populaire à l’armistice (refus de l’armistice, création des comités de Gaulle,
ralliement du 19 septembre 1940).
II- L’engagement des Néo-calédoniens dans la résistance (bataillon du Pacifique, Milice civique de
la France Libre, Néo-Calédoniens SAS, FNFL).
III- La vie quotidienne dans la colonie (arrivée des forces alliées dans l’archipel, développement du
commerce, modernisation de l’agriculture et du réseau routier, …).

Conclusion : une colonie ralliée très tôt au général de Gaulle. Une transformation durant la guerre.

Dates repères :
24 juin 1940 : le conseil général décide de continuer la guerre aux côté des Britanniques.
25 juin 1940 : Manifeste à la population.
19 septembre 1940 : arrivée du gouverneur Sautot et ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France
Libre.
5 mai 1941 : départ des engagés volontaires néo-calédoniens du bataillon du Pacifique.

Notions : Armistice. Ralliement. Résistance. France Libre. Vichyste. Gaulliste.

Problématique possible
Pourquoi et comment la Nouvelle-Calédonie s’engage-t-elle dans la Seconde Guerre mondiale aux côtés
du général de Gaulle ?

2.2- Dans les séries technologiques

On axe l’étude sur l’année 1940 et le ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France Libre.
La séquence peut être articulée de la manière suivante :

Introduction : rappel du contexte de défaite de la France. Opposition entre les idées pétainistes et les
idées gaullistes.

I- La réaction populaire à l’armistice (refus de l’armistice, création des comités de Gaulle).
II- La journée du 19 septembre 1940.
III- L’organisation de la colonie après le Ralliement.

Conclusion : une colonie ralliée très tôt au général de Gaulle avec une volonté autonomiste.

Dates repères :
24 juin 1940 : le conseil général décide de continuer la guerre aux côté des Britanniques.
25 juin 1940 : Manifeste à la population.
19 septembre 1940 : arrivée du gouverneur Sautot et ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France
Libre.

Notions : Armistice. Ralliement. Résistance

Problématique possible
Quelles sont les motivations et qui sont les acteurs du ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France
Libre ?

Isabelle Amiot, lycée du Grand Nouméa, août 2008

[1Jean-Marc Regnault et Ismet Kurtovitch, Les ralliements du Pacifiqu e en 1940. Entre légende gaulliste, enjeux stratégiques
mondiaux et rivalités Londres/Vichy, Revue d’histoire moderne et contemporaines, octobre-décembre 2002.

[2Discours radiodiffusé du maréchal Pétain, le 17 juin 1940.

[3Ismet Kurtovitch, La vie politique en Nouvelle-Calédonie : 1940 – 1953, tome 1, Septentrion, 2000.

[4Télégramme adressé par Auguste Henriot, président de la Commission municipale de Koné, le 25 juin 1940, in Ismet Kurtovitch,
La vie politique en Nouvelle-Calédonie : 1940 – 1953, tome 1, Septentrion, 2000.

[5« Pendant tout le mois de juillet [1940], les initiateurs de ce mouvement multiplient les réunions de propagande en petit comité,
s’organisent à Nouméa puis dans quelques villages d e brousse et transformen t le Manifeste en pétition. L’accueil est favorable
puisqu’en sept semaines mille cinq cents signatures d’électeurs sont recueillies (soit environ le quart de tous les électeurs
inscrits) ». in Ismet Kurtovitch, La vie politique en Nouvelle-Calédonie : 1940 – 1953, tome 1, Septentrion, 2000.

[6Déclaration radiodiffusée de Michel Vergès le 18 août 1940, reproduite dans le Bulletin du Commerce du 24 août.

[7in Ismet Kurtovitch, La vie po litique en Nouvelle-Calédonie : 1940 – 1953, tome 1, Septentrion, 2000.

[8La politique du gouvern eur Pélicier est aussi celle d’une minorité de Calédoniens dont les vues sont régulièrement publiées dans
la presse. « Notre sort, écrit l’un d’eux, se stabilisera jusqu’à la signature d e la paix dans la légalité, c’est-à-dire dans
l’obéissance entière au gouvernement français. Je dis : entière, car c’est une belle illusion de croire qu’on peut obéir à moitié.
Espérons cependant que certaines tolérances tant de la part du gouvernement français que du gouvernement britannique,
faciliteront notre vie économique. La première devra fermer les yeux, autant que le lui permettra Hitler, sur les produits que nous
livrons à l’Australie et l’autre sur les quelques vivres qu’elle nous délivre en échange ». Tribune Libre intitu lée « Vue objective de
la situation en Nouvelle-Caléd on ie dans la guerre actuelle », La France Australe, 14 septembre 1940, sign ée Agricola. in Ismet
Kurtovitch, La vie politique en Nouvelle-Calédonie : 1940 – 1953, tome 1, Septentrio n, 20 00.

[9Ismet Kurtovitch, La vie politique en Nouvelle-Calédonie : 1940 – 1953, tome 1, Septentrion, 2000.

[10Cité par Ismet Kurtovitch, La vie politique en No uvelle-Calédonie : 1940 – 1953, tome 1, Septentrion, 2000.

[11C’est sous l’impulsion de Henri Sautot (1885-1963), alors commissaire-résident aux Nouvelles-Hébrides que les colons se
réunissent, le 20 juillet 1940, et décident de rallier de Gaulle. Les Nouvelles-Hébrides étant un condominium, la présence
britannique a également joué un rôle dans ce ralliement.

[12Ismet Kurtovitch, La vie politique en Nou velle-Calédonie : 1940 – 1953, tome 1, Septentrion, 2000.

[13Les Broussard s ont été convain cus de la n écessité de se rallier à de Gaulle par les Comités de Gaulle et également par le
manifeste du 16 septemb re 1940 : « Calédoniens, nous avons demandé avec insistance, à plusieurs reprises, un référendum de la
population tout entière dont les sentiments patriotiques sont bien connus. Nous avons reçu comme réponse un refus formel du
Gouverneur. L’heure est venue de montrer ce que nous voulons et ce que nous sommes capables de faire pour prendre les
destinées du pays entre nos mains. Chaque jour qui passe nous rapproche d’une solution qui serait contraire à la volonté des
Calédoniens. Le temps presse. Préparez-vous immédiatement à vous réunir, le plus grand nombre possible, le jeudi 19 septembre
à 6 heures du matin à Nouméa. Vous saurez faire tous les sacrifices nécessaires pour défendre vos droits et vos libertés par votre
volonté et votre courage, en lesquels nous avons confiance. Cette date sera un jour historique dans les annales du pays. Vous
recevrez notre visite le plus tôt possible. L’heure est grave. Haut les cœurs ! Vive la France ! Vive la Nouvelle-Calédonie !
Vergès – Prinet – Moulédous – Rabot. »

[14Georges Baudoux, Mon action sur le ralliement de la Nouvelle-Calédonie entre le 18 juin et le 19 septembre 1940, Bulletin de
la Société des Études Historiques de la Nouvelle-Calédonie n° 24, 1975.

[15Patrick O’Reilly, Calédoniens, Répertoire bio-bibliographique de la Nouvelle-Calédonie, Société des Océanistes, Paris, 1980.

[16« J’ai lancé un appel à tous les indigènes de la Nouvelle-Calédonie. Notre couleur et notre langue ne sont pas françaises mais
notre cœur l’est. Ces indigènes tous Français de cœur restent profondément attachés à la Mère Patrie … Je vous demande de
donner l’assurance qu’en reconnaissance de notre geste et le sacrifice de la vie de ceux qui, là-bas, vont sûrement tomber, qu’il
nous soit donné la faculté d’accéder au titre de citoyen français ». Lettre d u grand ch ef Henri Naisseline au général de Gaulle, le
31 octobre 1940.


titre documents joints

L’année 1940 en Nouvelle Calédonie

18 août 2010
info document : PDF
1.2 Mo

Cette contribution scientifique peut être utilisée pour les classes de première, séries L, ES, S et STG.
Son application pédagogique dépend des orientations données par les textes d’accompagnement de
chacun des niveaux concernés.


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